Eclats de moi : Polysémie de Topaze (facettes et fragments)
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Ce n'est pas parce que je comprends que je ne souffre pas

Ce n'est pas parce que je comprends que je ne souffre pas.

Je l'ai vu aujourd'hui. Malgré les mensonges de la semaine. Malgré que je ne sais plus quand c'est vrai ou faux et que je vois même du mensonge là où c'est peut-etre vrai. Malgré aussi qu'il est devenu fuyant, plus distant, malgré que l'enthousiasme et la spontanéité de notre première relation ne sont plus là. Je l'ai vu quand même.

Quand on fait l'amour c'est beau. J'ai cru qu'il allait me redire je t'aime à un moment, ses yeux parlaient, j'ai souri pour aider le moment à s'envoler un peu plus loin. Je n'aurais pas supporté, ce n'est pas adéquat. Mais quand on fait l'amour c'est beau et c'est bon, j'ai l'impression qu'on va vraiment bien ensemble.

Et puis bon, et après ? A quoi ça sert d'etre en alchimie si rien n'est possible ? Alors je n'y songe plus. Enfin j'essaye.

En réalité je souffre. Je n'ai rien dit, rien demandé, je laisse le moment se dérouler, je profite de ce qu'on vit, je me dis que je vais rencontrer quelqu'un, un amoureux avec qui je pourrai vivre les choses pleinement, un amoureux qui m'aimera et voudra faire avec moi ce que l'infidele fait avec son officielle. Je ne sais pas si je suis disponible pour une telle personne, je la cherche mais je suis dubitative, quant à moi, quant à autrui...

Lui il m'a raconté son WE. Des trucs simples de la vie de couple. Des trucs débiles que je lui envie. Faire les choses à deux, même si c'est le ménage, inviter la famille, diner avec eux et celle qu'il appelle ma moitié, aller leur chercher les croisant le lendemain matin. Même si c'est pour passer 2h le dimanche soir avec une maitresse qui n'est pas supposée avoir de trous dans le coeur.

je dis rien j'écoute et puis comme Elle a appelé pour demander quand il rentre, ben il va faire sa douche, mon WE à moi ça ne l'intéresse pas, juste je sais que je suis belle, 'oh là là ce que tu es belle', voilà c'est tout. J'essaye d eme dire que je prends ce qu'il y a à prendre et voilà, que je vis ma vie à côté, que je suis libre de rencontrer un home qui potentiellement pourrait devenir mon amoureux, que je suis libre d'avoir une experience avec une femme, que lui c'est juste un à-côté, j'essaye de me dire tout ça, mais en réalité j'aimerais être importante pour lui, j'aimerais ce qui n'est pas possible.

Et heureusement que depuis qu'on a repris c'est encore moins possible. Heureusement que cette relation est inconfortable et me fait souffrir. Je vais m'enfuir plus vite, enfin je pense.

Je regrette de ne plus l'avoir à fond comme notre première relation, il n'y a plus tout ce qui rendait notre relation jolie malgré le contexte, les sms fous, pleins de passion et de fougue, ce n'est plus là, maintenant j'ai des 'biz' à la fin des sms, il ne propose plus de partir ici et là avec moi, il n'est plus à l'affût d echaque instant qu'il pourrait passe avec moi.

Et moi je reste en attente, en attente de lui, en attente de notre 'avant' qui ne reviendra plus.

Je sais bien que ce n'est pas quelqu'un de bien, qu'il furète partout mais qu'il a sa vie ailleurs, ancrée, qu'il est heureux dans son couple. Je sais bien que quand il a dit qu'il aurait quitté sa copine pour moi si elle n'avait pas été enceinte je sais bien que c'était faux, que c'était juste pour se montrer à lui même que s'il ne partait pas c'était pour des circonstances extérieures à lui-même, c'était pour ne surtout pas se remettre en cause.

Je découvre en enquêtant un peu par ailleurs notamment sur le net qu'il y a beaucoup de couples qui fonctionnent sur cette base, l'un des deux qui trompe l'autre mais est heureux dans son couple, c'est juste pour combattre la monotonie, trouver un peu d'air, mais ils aiment leur 'Autre' et ne quitteraient pour rien au monde la stabilité qu'ils ont édifiée, peu importe s'il y a du mensonge dans le jardin. Après tout s'ils sont heureux comme ça.

Et puis avec elle, il file droit, on a beau dire, certes c'est triste d'etre trompée, et peut-etre que si elle apprenait le pot-aux-roses elle le quitterait, mais non elle ne pose jamais de questions, bien moins que moi (en même temps vu qu'elle ne se doute de rien, elle n'a pas à poser de questions), alors certes c'est triste, mais elle a le statut que n'ont pas les maitresses, c'est pour rentrer à ses côtés qu'il regarde sa montre, pas pour rester avec moi, si elle appelle il rentre, les bébés c'est avec elle qu'il les a faits, c'est elle qui rayonne avec les hormones de la femme enceinte, c'est elle la femme de sa vie, c'est elle la mere de ses enfants.

Moi je suis quoi ? Je suis la fille souriante qui aime le sexe, celle avec qui il aurait voulu etre si... celle des 'si', mais la réalité c'est autre chose, je suis perdue parmi une quantité phénoménale de maitresses et je n'ai même pas un petit texto pour me dire qu'il pense à moi après être reparti à 20h

C'est moi qui suis conne de m'enticher de quelqu'un qui ne me donne pas d'amour. Qui ne m'en donne plus. Je m'accroche à un souvenir, le souvenir de notre relation passée. Mais je vois bien qu'il ne s'intéresse plus à moi, qu'il ne vient plus parler avec moi.

Je suis en train de lire un bouquin sur les mécanismes psychologiques, je récrée sans doute les conditions inconfortables de l'amour tronqué de mon enfance, quelque chose comme ça. je vais essayer de sortir de ce cercle, même si ça prend du temps. Je sais aussi qu'en ce moment j'ai besoin de sentir une présence masculine dans ma vie, c'est aussi pour ça que je m'accroche à lui et le peu qu'il me donne, il y a au moins cette présence, lointaine. Et même si je suis seule, je me sens peut-etre moins seule que seule en fait.

J'étais sous tension depuis qu'il est parti. Et puis je me suis dit que je pouvais prendre mon temps pour rencontrer la personne avec qui je serai bien, même si ça fait trop longtemps. Je me sus dit 'j'ai tout mon temps je ne suis pas presse', et là c'est monté brusquement, j'ai éclaté en sanglots, les larmes sont montées d'un coup, je suis allée me rouler en boule sur mon canapé, en pleurant. Je ne sais pas ce qui a explosé ainsi. Peut-etre que je n'ai plus tout mon temps, je suis inquiète, cela fait longtemps que je m'égare.

Si seulement je savais faire abstraction de ce mec pour le garder en appoint de temps en temps et chercher l'homme avec qui je pourrai construire ma vie à moi, quelque chose de joli.

Ce que je découvre de la vie de couple depuis que je le connais sape tellement de choses. Alors ce n'est pas possible de vivre heureux avec quelqu'un sans se lasser ? alors ce n'est pas grave d'aller voir ailleurs  du moment que la personne officielle est sur un piedestral plus haut que les non-officielles ? alors ce qui est le plus important c'est ce qu'on a construit et ensuite on peut gambader autour de la construction ? Alors la confiance c'est quoi dans le couple ?

Alors si je rencontre un homme que j'aimerai, je dois déjà m'habituer à l'idée que soit l'un de nous ou les deux iront voir ailleurs, soit que la relation s'arretera car la monotonie finit toujours par ronger le couple et son quotidien ? Est-ce que comme le prétendait mon infidèle il faut se mettre en couple avec la personne avec qui le quotidien est le plus agréable, et trouver le reste ailleurs, car le reste ça ne dure pas ? C'est Camus qui dans Caligula écrivait qu'aimer quelqu'un c'est accepter de vieillir avec. Il aime donc celle avec qui il se voit encore dans longtemps. Quand tu fais des enfants avec quelqu'un c'est pour la vie, non ? Lui c'est pour la vie avec elle, son quotidien marche bien, elle ne pose pas de questions.

Est-ce que vivre avec quelqu'un ça veut dire ne plus avoir d'étoiles dans les yeux quand on le regarde et troquer cela contre la gestion du quotidien ? Et moi je dois dejà m'habituer à l'idée que passée la phase de séduction l'amour ne perdure pas et que l'homme ne connait que la conquête ? Que si un homme se pose avec moi, c'est qu'il ira conquerir ailleurs ?

Quant à lui, je suis sure que ses yeux brillent désormais quand il regarde sa copine enceinte de ses 2 futurs rejetons. Moi je suis le détail, l'accessoire, le truc qui lui évite de sombrer dans la lassitude, l'élément sexuel.

Et pour moi le spectacle de sa vie de couple qu'il a si bien agencée est insupportable. Encore un imposteur mais qui réussit si bien ses numeros. J'aime bien le moment que j'ai passé avec lui, mais je déteste sa brièveté, son contexte, je déteste tout le reste autour, toute l'importance qui ne m'est pas accordée.

Je pleure, je sanglote, tu ne peux pas imaginer comme ça me fait mal tout ça.

Je voudrais pouvoir lui dire que je n'ai plus besoin de lui, que je ne l'attends plus, que je ne veux plus le voir, qu'il n'appartient plus à ma vie, que je mérite plus de considération.Je crains qu'il soit trop tôt, je sens que j'ai encore besoin de sa présence, aussi lointaine soit-elle, aussi goujate devienne-t-elle.

Je voudrais rencontrer quelqu'un d'autre. Quelqu'un avec qui moi aussi je pourrai essayer de construire quelque chose. Je voudrais construire quelque chose de beau. Moi aussi je peux faire de belles choses.

Je voudrais aimer quelqu'un qui m'aime et ne pas avoir à imaginer que ce qui est beau va se périmer si vite.


humeur : grosses larmes qui roulent encore sur mes joues
Bande son : un truc à la radio ds la piece d'à côté
23.1.12 02:30


Moi la poupée. Je ne veux plus être une poupée. Même si ça fait mal. Je ne suis pas une poupée.

Bah non.

Je crois aux choses et puis plouf. Je suis trop entière, trop spontanée, trop vraie. Je ne sais pas jouer, jouer ça ne m'amuse pas. Mais les gens, jouer ils aiment ça. Alors plouf.

Et puis plouf bis parce que j'ai laissé l'infidèle revenir à moi. Il a été tout gentil toute la soirée. Il m'a ausi bien raconté sa vie de couple, ses bébés qui vont arriver, totu ça, en même temps forcément si on se donne des nouvelles l'un de l'autre forcément sa vie tourne autour de ça. Mais bref. Et puis au moment de se dire au revoir, il y a eu ce moment qui etait suspendu au dessus de nous toute la soirée. Tant que j'étais calfeutrée au fond de mon fauteuil avec les coussins autour, la table entre nous ça allait. Mais dans la voiture, il fallait se dire au revoir. J'étais contente de le voir c'est vrai. Je me suis dit que si on se quittait comme ça il allait forcément revenir à la charge car il avait pas eu ce qu'il voulait, que j'allais ainsi rester en attente indéfiniment. Je ne voulais pas attendre, je ne voulais pas jouer. Mes copines auraient dit "fais-le marronner" mais moi je suis pas mes copines, moi ces jeux là ça me rend dingue, je vois pas l'intéret.

Alors j'ai cédé à l'instant. C'était agréable, je ne pensais pas à la suite, j'étais juste bien de l'embrasser, de sentir se bras autour de moi, se mans me caresser, j'avais pas envie de penser qu'il allait falloir ensuite faire un choix, toujours faire des choix, j'étais fatiguée de lutter, de dire non, alors que là j'étais juste bien.

Je suis rentrée chez moi et ce soir là j'ai dormi. Ca faisait des jours que j'avais des insomnies mais ce soir là j'ai dormi.

Le lendemain il m'a donné aucune nouvelle. Je n'en ai pas donné non plus. Je ne savais pas. Mais le soir j'étais énervée d'avoir été innondée de sms la veille et puis plus rien le lendemain. J'ai donc lancé cet énervement. Soi-disant qu'il attendait de voir comment j'allais réagir et qu'il déduisait qu'il m'avait retrouvée et que donc il était content. Bien sur. Sauf que non, je el connais je sais comment il est, quand il est content ça se voit il te lache pas, il est pas genre timide à attendre une réaction de ta part, il est plutot du genre à te harceler pour avoir la réaction qu'il veut.

Moi j'ai dit que je savais pas, que j'étais fatiguée de prendre des décisions. 

Depuis je sais pas. J'ai l'impression qu'il joue à chat avec moi. Mais moi je joue pas. Il fait de la mauvaise fois, si je propose une sortie il dit ok sur le créneau dont il sait que je ne serai pas dispo. Il me pousse à proposer des trucs puis il le refuse pour des raisons x ou y.

Certes on s'est vus samedi, c'est lui qui a lancé ça dans l'apreme, on a passé une heure ensemble, des miettes de moments comme à chaque fois. Mais c'était mignon, on s'embrassait beaucoup. Même s'il me parle bcp trop de son couple, les bébés qui arrivent le ventre de sa nana qui pousse, bon sang mais laisse moi avec ça, pourquoi tu la trompes si tu n'as que ta vie de couple et de future famille à l'esprit. Si ce sont des filles il y en a une il veut l'appeler comme moi. Mais ça va pas la tête ? Bon en mm temps entre ce qu'il raconte et ce qui va échoir...

Mais bref, au delà de cette discussion c'était un moment agréable samedi. Parce que je suis encore amoureuse, c'est pour ça quer je laisse la relation déraper vers du rien mèlé à du n'importe quoi, et que je ne réagis pas, on vient de s eretrouver mais je ne retrouve pas la relation d'origine, je découvre doucement l'état des lieux. Non ça ne me va pas. Je le trouve beau, j'aime des tas de choses dans sa personnalité, son assurance, sa façon d'etre et de gérer les choses dansla vie, j'aime qd on s'embrasse, quand il me prend dans se sbras, quand je lui fais de l'effet, quand il m'en fait, j'aime tout ça, mais non au delà, ce qu'il me propose comme relation, semi-relation, non-relation, n'est pas pour moi.

On avait convenu samedi qu'on se voyait mercredi soir, on s'etait dit au revoir en disant "A mercredi". Lundi matin il me demande à la fin d'un sms "on se voit bientot ?". J'ai juste dit "bah oui on se voit bientot", j'ai pas envie de faire la fille qui court après son mercredi...

Aujourd'hui il m'avait envoyé un sms ce matin, il avait envie de moi au réveil, ça m'amuse, ou me titille, ou ça me plait, selon les jours, mais bien sur c'est lassant s'il n'y a plus que ça. J'ai répondu en manifestant mon enthousiasme et j'en ai profité pour proposer qu'on se fasse un dej ds la semaine. 4h il met à répondre que euh oui peut-etre jeudi.Il a jamais été aussi peu réactif, ni vasouillard, plutot à proposer lui-même de faire le dej puis proposer des dates alternatives pour etre sur de se voir, plutot à répondre dans les sms dans le 1/4 d'heure. C'est pas le fait de ne pas répondre à la minute qui me gene, c'est le changement de rythme entre avant et maintenant.

Et les messages débordent de sexe. Ca ne me genait pas, au contraire, tant qu'il y avait de la relation autour pour enrober, mais là c'est limite pathétique. On a envisagé de faire des vacances ensemble. Alors que pdt la premiere partie de relation c'est lui qui avait proposé, et qui regorgeait d'idées pour que ça passe comme une lettre à la poste avec son officielle, là subitement il me souleve plein d'obstacles. et ce merveilleux sms qui me demande si "au moins" je ne serai pas indisposée sur la semaine choisie. Je regrette de ne pas lui avoir expressément répondu sur son manque de délicatesse. Parce qu'il y a une différence entre être dans une relation ou la sensualité et la sexualité sont importantes et être juste un sujet sexuel (le mot 'objet' me gêne), et là c'est ce vers quoi ça glisse.

Bref, je sens la différence entre la relation d'avant et celle qui a repris il y a une semaine. Il y a peut-etre aussi une autre maitresse en lice. Ce qui expliquerait qu'il ait fait l'effort de me récupérer mais m'accorde ensuite assez peu de soin ou d'attention. Ou peut-etre qu'il s'implique plus dans sa vie de couple ? Naïvement je disais que peut-etre il réalise enfin que c'est sa copine officielle qu'il aime et que le fait qu'elle porte ses enfants le conduit à enfin la respecter (quand bien même elle lui aurait expliqué qu'elle n'a pas de libido en ce moment) ? Mais bon vu qu'il m'envoie des messages comme ça en même temps ? En se connecte sur des sites de sexe et/ou de rencontres, meme si c'est à une fréquence bien moindre que qd on se fréquentait ?

Alors le plus probable je me dis, c'est qu'il voulait récupérer son jouet, c'est tout. C'est moi dans le role du jouet. Ensuite il s'en fiche un peu, c'est juste la conquete qui l'interessait ? Le besoin de sentir son pouvoir, voilà c'est moi qui décide elle m'a quittée mais JE l'ai faite revenir... Etonnée tout de même qu'on ait pas fait de sexe, qu'il se mette à me négliger avant qu'on ait fait les galipettes. Mais s'il a une autre maitresse à côté tout s'explique.

Mais bon voilà il y avait un jeudi midi suspendu à un peut-etre suivi d'une phrase d'un gout douteux (même si ça voulait peut-etre élogieux ?), et un mercredi fixé samedi mais visiblement oublié lundi. J'ai hésité. Faire comme si de rien, et laisser passer le temps, voir s'il se manifestait, ou pas, prétendre que non pas de mercredi soir parce que ceci cela, oublié ou autre excuse bidon. Je me suis dit que ça allait congestionner la relation, que peut-etre on avait juste du mal à re-démarrer, même si je ne sais pas encore si ça vaut la peine de redémarrer qqe chose avec un mec infidèle pathologique.

Mais j'ai voulu faire confiance à ma face indulgente et positive, et ce soir j'ai fait un sms, puisque je ne peux pas téléphoner passé 19h, déjà que les sms c'est limite, j'y ai dit que j'étais dispo jeudi et j'ai demandé à quelle heure il pensait arriver mercredi soir. Et des bisous à la fin.

Et non je n'a pas eu de réponse, la soirée a passé jusqu'à 1h du matin et j'en ai eu marre. Parce que dejà que je ne savais pas bien quoi en faire de cette soirée oubliée du mercredi, je ne savais pas bien quoi en faire de son jeudi accompagné d'un peut-etre élliptique. Mais surtout j'ai repensé à comment il etait avant et comment est un mec qui est amoureux ou motivé ou simplement intéressé, juste un mec qui a envie de te voir, ben il est pas comme ça. Il est peut-etre comme ça sur un évenement ponctuel, mais pas tout ça. D'habitude je garde mon sang froid, je reste douce, parfois ferme, mais toujours posée, égale, je ne me contredis pas, digne, voilà, je fais bien attention à rester digne à surtout pas m'énerver qd je sens qu'il joue, je veux surtout pas qu'il parle de moi comme il parlait de ses autres maitresses, trop content de voir qu'elles étaient accro, qu'elles perdaient leur sang froid. Mais là tant pis, je me suis contredite, j'ai envoyé 2 sms de suite à qqes heures d'écart sans avoir eu de réponse entre temps. Ca vaut pour toutes les fois où il m'a bombardée de sms.

Alors j'ai envoyé un sms pour dire que c'était pu la peine pour mercredi, qu'il avait insisté pour qu'on se revoit mais depuis qu'on ressortait ensemble il etait absent, que je voulais pas jouer à chat, ni cachcache. Il n'a pas répondu. C'est naze. Quand je pense que la semaine dernière il m'a harcelé jusqu'à ce que je dise ok pour se voir, que mardi dernier j'ai reçu plus de 15 sms auxquels je n'avais même pas le temps de répondre.

Ce soir dans mon sms je n'ai pas dit que j'arretais la relation. Juste de laisser tomber pour mercredi soir. Je n'ai rien dit pour jeudi.

Mais je vois bien par le passé quand j'ai annulé ou tenter d'annuler des rendez-vous, soit que j'aie un vrai empechement soit que je le sente fuyant, il revenait immédiatement au taquet, pour trouver une autre date, il voulait absolument me voir, il voulait qu'on en discute. C'était un peu comme si on avait été une vraie relation, ce que je disais comptait et s'il y avait une incompréhension entre nous, on communiquait et on retombait sur nos pattes, avec légèreté et j'ai même l'impression que ça donnait de sailes plus grandes à notre relation. C'était chouette. Alors que là pfff.

Je ne sais pas pourquoi il m'a couru après pour qu'on ressorte ensemble. Le tic de la conquete je veux bien mais bon. En totu cas c'est sur que je suis pas une proie très intéressante - premier rencard un mois et demi après la rupture, je cède, c'est sur que s'il voulait jouer au conquerant il doit etre déçu. Il abandonne donc sa poupée. Moi la poupée.

J'ai toujours été la poupée. La poupée de ma mère. Je ne veux plus etre une poupée, je ne veux plus etre abandonnée. Je veux m'en aller si on ne veut pas de moi.

De toutes façons j'étais déjà partie, j'ai retenté une semaine, c'est aussi bien pour ne pas avoir de regrets. Là c'est clair que ça ne donne pas envie, ça ne m'intéresse pas de continuer une relation bancale où je vois quelqu'un par intermittence, des mini-intermittences, des miettes d'heures.

Du coup pas de réponse. J'ai l'écho de son silence. Je ne sais même pas s'il va me répondre un jour.

Les derniers évênements ternissent l'image que j'avais de lui. Je le plaçais sur un piédestral malgré ce qu'il fait à sa copine. Là c'est différent, il ne me traite plus bien, je ne le vois plus comme un mec fantastique. Il joue sans doute le role du petit ami modele auprès de sa copine, mêem si c'est posé sur une grosse supercherie, certes ça me donne envie cette illusion, cette image d'épinal, même si je sais comment sont les coulisses, mais là il y a quelque chose en moins dans l'image.

Et puis ce qu'il m'a dit sur sa copine, qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux ? Il m'a bien dit qu'elle était tellement pudique ety complexée qu'elle restait habillée pour faire l'amour, ah oui mais alors pourquoi y'a des photos d'elle en maillot de bain en acces public sur internet ?? elle est ce ci elle est cela, c'est lui qui dit. Le petit ami qui fait la cuisine, qui fait le ménage, qui l'accompagne faire du shopping, qu'est-ce qui est vrai ? C'est lui qui me raconte tout ça. Lui qui va travailler le dimanche soir pour faire l'amour sur un bureau pendant 3h avec une maitresse.

après cx'est quand même vrai qu'il y a des choses qui se discernent en filigrane, des choses d'une vie de couple qui me font envie. C'est vrai qu'il y a un mec pour bricoler, c'est vrai qu'il met les skis sur le toit de la voiture. Et puis il me renvoit l'image de la vie de couple de gens de mon age, la vie que je n'ai pas, moi je n'invite pas un couple d'amis pour diner avec mon petit ami et moi. Moi je n'habite pas avec quelqu'un, moi personne n'a fait des démarches pdt 2 ans pour avoir un bébé avec moi, moi je suis célibataire, je me suis empetrée dans une histoire pourrie, j'essaye de déméler, en même temps que je tente de déméler mes autres problèmes.

Bien sur que j'avais envie d ele voir, avoir uen présence masculine dans ma vie, même si c'est de loin, même si on se voyait pas souvent. Mais là c'est pas qu'il est loin, c'est qu'il approche et repart, il est fuyant, il joue, je ne peux pas, j'ai besoin de stabilité.

C'est aussi bien qu'il ne m'apporte pas ça, c'est une raison de plus pour ne plus m'attarder sur cette histoire.

Pour l'instant rien n'est encore réglé, je n'ai fait qu'envoyer un sms, qui est tombé dans une marre de silence. Le crapaud de la marre ne se changera plus en prince charmant. Je n'y crois plus et je n'en ai plus envie, pu ce crapaud là, pas un crapaud qui me fait souffrir, pas un crapaud qui se désintéresse de moi après etre venu me chercher.


Bande son : Melody Gardot - one day

 

18.1.12 03:24


Et la vie mord à l'hameçon fou...

Je m'emballe pour un rien et je me fais des films. Je ne veux pas, je ne veux pas etre déçue. Mais. Mais il n'empêche que je m'emballe.

Je m'emballe parce que des fois il y a un truc que tu aimerais bien, c'est cela que tu veux depuis longtemps et tu penses que non, c'est inaccessible, trop bien pour toi, que c'est pas pour toi. Alors tu ne fais rien, tu restes dans ton coin. Et il ne se passe rien. Et puis un jour, un moment de folie ou je ne sais pas, tu tends le bras. Et ça fonctionne.

Ca fonctionne un petit peu. Quelque chose que j'ai voulu (peut-etre même que j'en aurais rêvé si je m'étais laissée aller) et qui marche, tu imagines ?? J'ai tellement peur que ça s'arrete en cours de route, j'ai tellement peur de commettre une erreur, d'être l'erreur. 

Mais toujours est-il que je fais qqes pas et que ça fonctionne. Quelques pas vers ce que je voulais. Un moment de folie, je n'aurais jamais cru pouvoir aller jusque là. 

Je ne veux pas y penser trop. J'ai peur de casser la mécanique, que le cours de la vie fasse volte face et me reprenne tout ce que je m'acharne à obtenir. Mais cette fois je pense que c'est un bon choix que je fais, c'est juste sur une étagère que je crois trop haute pour moi. Je me demande quand et comment je vais être déçue.

C'est pas bon de ne pas avoir confiance en soi. Se sous-évaluer au point de ne croire qu'on n'a droit qu'aux trucs viciés, pas à ce qu'on trouve beau ou bon. Certes.

Mais je crois quand même un peu puisque j'ai fait le pas. Et chaque pas de plus, je me donne confiance à moi-même. En espèrant que je ne vais pas m'emmeler les pieds dans ma propre confiance. Tant que ça fonctionne je prends confiance et qd je me rétame je perds confiance.

En attendant j'essaye de ne pas y penser mais on pense toujours à ce à quoi on essaye de ne pas penser, hein. Parce qu'en réalité si on essaye de ne pas y penser, c'est précisément parce qu'on a tant envie d'y penser, comme si penser au choses permettait de leur donner la forme que l'on veut. Le monde extérieur on lui donne plus difficilement la forme que l'on veut, enfin moi j'ai du mal à acquérir des fragments de ce pouvoir, j'ai plus tendance à faire mon nid là où je trouve une place qui peut aller : m'adapter à mon environnement plutot qu'adapter mon environnement à mes envies.

Je crois qu'on est nombreux à avoir peu de pouvoir sur ce qui nous est extérieur, on ne choisit pas tout dans la vie, oh là là non, loin de là. La vie m'a trop appris à me résigner face à ce qu'on ne peut pas changer. C'est la détresse de Caligula.

Même si j'essaye d'apprendre cela : donner à ma vie la forme que j'aimerais qu'elle ait, alors que j'ai les pinceaux mieux en main pour tout ce qui se passe à l'intérieur de ma tête (je n'ai pas parlé du coeur, ni ces obscures puissances qui rodent au fond de moi).

Ne nous réjouissons quand même pas. J'ai voulu organiser un voyage en Russie et au moment où j'ai commencé à me réjouir, les choses snt tombées à l'eau. Mais les voyages, j'ai assez peu de choses à me prouver, si ce n'est aps ce voyage là c'ensera un autre, j'ai confiance en moi, même si chaque nouvelle fois c'est nouveau et j'ai peur un peu, j'ai peur de ce que je ne connais pas, mais en réalité j'y vais quand même et je ne choisis pas toujours ce qui est le plus facile.

Je choisis ce qui me fais rêver. J'essaye de ne pas rêver à des choses impossibles. Des fois j'essaye alors de ne pas rêver, c'est plus facile, on ne se confronte pas à la frustration ou à l'échec.

Et parfois un coup de folie. Et la vie croque l'hameçon fou... Et la peur ensuite que tout s'arrete, ne plus dormir en pensant faire une erreur, trop ou pas assez. Oh le commun des mortels se prend bien moins la tete que moi, je sais je sais.

A coté de ça, je me demande comment je peux marcher droit sur mon fil et le suivre jusqu'au bout alors que je suis tellement pleine d'angoisses. J'ai ce sentiment d'insécurité, qui rode autour de moi, cette peur de perdre le peu que j'ai, perdre ce qui constitue mes seuls repères, dans ce monde instable où je me construis tant bien que mal.

C'est dingue d'être tellement dans des mondes différents, écartelée entre ce qui me dévore et ce qui pourrait me faire m'envoler. Et j'ai peur de tomber, tu sais. 

J'essaye et je me réjouis du peu que je réussis. Je m'émerveille comme un enfant de ce que j'ai réussi à faire : si peu, mais je n'en reviens pas. C'est toujours ça de gagné, mais je sais que tout s'arrete, j'ai peur de croire aux choses, peur de croire que je suis capable. Quel est le risque de réussir ? Par rapport au risque de perdre ?

Ai-je plus peur de réussir ou de perdre ? C'est à dire que si je réussi j'ai encore plus à perdre, j'ai quelque chose d'autre à perdre. Est-ce que perdre ce qu'on a réussi, cela remet en cause la cofiance qu'on a en soi à réussir des choses ?

Et oui, j'oscille. Tu sais depuis quelques jours, j'ai cette image de Truman Show, avec Jim Carrey dans sa barque, qui doit etre en proie à tellement de doutes dans la tempete, continuer ou abandonner. Je ne suis pas sure d'avoir la conviction que quelque chose de beau m'attend au delà de la tempete : j'ai l'impression que rien ne nous attend dans la vie, qu'il faut créer et construire et se battre pour avoir les choses, pour donner à la vie la forme qu'on voudrait qu'elle ait. Mais on n'est pas toujours très bien éclairés pour savoir déterminer quelle est cette forme.

Toujours est-il que j'essaye parfois de me donner du mal en me disant que je peux peut-etre créer un monde meilleur pour moi, avec quelques autres. Et puis je suis souvent rattrappée par mes fantomes, mes doutes, mes démons, mes angoisses. Quand ce n'est pas la vie qui change d'avis et se hérisse, à rebrousse-poil.

bref, là ce n'est rien. Ou si peu. Mais c'est quelque chose de bien. C'est pour ça que j'ai peur de perdre ces avancées. Mais il faut déjà que je me réjouisse de ces petits pas et des circonstances qui se veulent favorables. Favorables aussi tant que je ne fais pas de faux-pas. Toujours difficile de jongler dans la vie : les rêves, les doutes, la part de soi, la part des autres. Délicat cirque.

 

6.1.12 02:51


La piscine, et le reste de la route

Je l'ai toujours dans mes pensées. Je crois que je m'éloigne et je me réveille le matin en pensant à lui. Donc il y a un truc qui ne passe pas. Pourtant on est pas restés si longtemps ensemble. Et puis je savais que ça n'irait vers rien. Mais il semble qu'il y a une partie de moi qui a été touchée, émue. Et j'ai du mal à m'en défaire.

Aujourd'hui je suis retournée à la piscine. Ca fait des années que je vais à la piscine, donc il n'y a pas de raison que ce soit spécialement attaché à lui.

Mais la dernière fois que je suis allée à la piscine c'était avec lui. On s'était embrassés dans l'eau il me tenait par la taille, on avait fait l'amour dans la cabine avant d'aller nager, puis une deuxième fois après etre sortis, on s'était fait des papouilles dans ma voiture avant de repartir chacun dans nos vies ensuite. Et depuis, je n'allais plus à la piscine, je pensais à ces moments ensemble et je n'avais pas pu retourner à la piscine, même si ce n'était même pas celle où j'allais d'habitude.

Aujourd'hui je suis retournée à la piscine, à la mienne. Ca me fait du bien de nager. mais je pensais à lui. En vrai je pense tout le temps à lui. Mais il y a des moments où je pense avec des affects et d'autres moments ou je pense par simple obsession.

Aujourd'hui, il y avait des affects, ces moments évoqués plus haut, ces moments partagés avec lui me manquaient. J'ai la sensation d'un foulard qui tombe à l'eau et qu'on voit emporté doucement par le courant. C'est ça, ces moments qui m'échappent désormais. Aujourd'hui j'aurais voulu les retenir, les faire revenir.

Même si je sais que ça ne sert à rien et que j'ai pris la seule décision admissible. La seule qui me laisse une chance de rencontrer quelqu'un avec qui vivre quelque chose de vrai. Je sais pertinemment qu'il n'y avait aucune issue avec lui. Et toujours laisser notre emploi du temps et nos rendez-vous dépendre de sa copine, toujours n'avoir que des morceaux de moments, toujours devoir regarder la montre, ne jamais vivre les choses pleinement, car lui un pied ici et un pied ailleurs, un mille-patte oui.

Je sais que j'ai pris la seule décision dans l'ordre des possibles. Je sais qu'il ne deviendra pas fidèle. Je sais que même s'il quittait un jour son officielle, ou si elle elle le quittait, il resterait tel qu'il est. Je vois bien, il a sa nouvelle maitresse et il recommence à aller sur les sites de rencontres, mon obsession continue à le pister, donc je le vois sur ces sites que j'ai identifiés, et je suppose qu'il y a tous les autres que je ne connais pas mais il doit bien avoir des comptes sur d'autres. Donc il lui fait comme à moi.

Elle a l'air à fond, il doit lui dire les mêmes mots qu'à moi. Qu'avec elle c'est différent, que c'est la première fois que, et qu'elle est tellement ceci et cela, qu'il est dingue d'elle, qu'il a jamais autant ceci cela que avec elle, et qu'il pense à elle sans cesse et qu'il ne peux pas se passer d'elle et puis que si [obstacle lambda] il quitterait sa copine pour se mettre avec elle, mais c'est tellement trop mal fait la vie, quel dommage qu'ils se soient pas rencontrés plus tot. Ben oui, tout ce qu'il m'a dit quoi. Et il se connectait sur ces sites de rencontres et le site échangiste pendant ce temps aussi. Même s'il me promettait que depuis qu'il me connaissait il pensait à moi tout le temps et qu'il passait tous ses moments de liberté avec moi et qu'il n'avait pas envie de penser à d'autres.

Est-ce qu'elle gobe ? Oui je suppose. Est-ce qu'elle a des doutes comme moi ? Non je ne crois pas. Elle a l'air vraiment à fond. En plus ça fait pas longtemps il a pas encore dû lui faire le coup des annulations dernière minute parce que sa copine a changé ses plans.

On a beau dire qu'on peut vivre ce genre de relation quand on a pas d'attentes, je ne crois pas. Car même si on entre là-dedans sans avoir d'attentes, il fait tout pour en créer. Tout son discours tourne autour de ça, te fidéliser, créer une addiction, te faire croire qu'un avenir pourrait vous attendre. Donc je pense que la nana, tout comme moi, tout comme les autres avant, on a beau avoir nos idées de ce qu'on peut trouver dans une relation comme celle ci, il dévie le truc, il change la donne, il propose ce qu'on a pas demandé et il crée ainsi des attentes qu'on avait pas. Donc elle, je suppose que c'est pareil.

N'empêche que je suis jalouse de cette nouvelle maitresse. Puisqu'elle a ce que je n'ai plus. Les mots doux, les moments doux, lui.

Quant à la copine officielle, j'avoue que même si c'est peut-etre la seule heureuse dans l'histoire, dans cette grande supercherie, j'avoue qu'elle est transparente. J'aimerais qu'elle apprenne pour qu'elle fasse tomber toute la construction de mensonges qu'il a édifiée, mais autant qu'elle ne sache rien, au moins elle est paisible.

J'ai fait des copies d'écran. Je m'étais dit que je ferai en sorte de les faire parvenir discretement à sa nana. Si un jour je voulais me venger. Et puis bon. Assieds-toi au bord de la rivière et tu verras le corps de ton ennemi passer, dit le proverbe chinois. Même si moi je lui jetterais bien qqes cailloux au passage. Mais bref, après, les choses s'atténuent en général et il arrive un moment où je m'en fous, je n'y pense plus, ça ne m'affecte plus. Je n'en suis pas encore là, mais j'ai renoncé à l'idée de mettre en place mon plan machiavélique.

Bref, j'essaye doucement de faire mon chemin, m'éloigner de cette histoire, réintégrer ma vie sans lui. Parce que l'air de rien, il était vachement présent, malgré son couple et ses velléités de courir après d'autres marées, je veux dire ces vagues qui font que la mer sans cesse fuit, se retire, en l'ont court après quelque chose qui fuit sans cesse (lui cette course infinie, c'était vers les femmes. Moi c'est vers autre chose, mais je comprends trop bien, c'est sans doute aussi de là que vient mon indulgence à son égard, je nous reconnaissais l'un chez l'autre, avec chacun ce trou noir au creux des tripes, ce puits sans fond, insatiable).

Je ne sais pas bien ce qui me manque, si c'est lui ou la relation, les moments, les mots. Je crois que ce sont les moments qu'on vivait, ce que la relation m'apportait. Mais je ne sais pas bien si c'est lui, sa personne, qui me manque. Il y a des moments j'éprouve de l’écœurement à son égard, je ne le trouve plus si mignon, je désapprouve sa façon de faire (même si en même temps je préfère le savoir infidèle plutot que d'imaginer qu'après moi il pourrait se ranger et devenir très fidèle à sa copine car finalement il lui reconnait le mérite qui lui revient et l'amour peut-etre - je préfère me dire que sa course sans fin, sa fuite sans fin continue, et que je n'ai rien raté, qu'il n'y a personne qui a ce que je n'ai pas eu).

Je ne sais pas, cette nostalgie à quoi elle tient, si c'est lui, ou ce qu'on vivait, ou autre chose, la satisfiction de mon manque existentiel, intersidéral. Tiens... j'ai écrit 'satisfiction'. Lapsus intéressant, d'autant plus que Camille de Toledo a remarqué le même dans son livre les Vies Potentielles. Toujours est-il que je crois parfois que ça passe et que j'avance et puis non, il est encore là.

C'est d'autant plus désagréable que lui il est largement passé à autre chose très vite. Après la rupture, il ne m'a pas lachée pendant une semaine, puis il a rencontré 2 projets de maitresses et puis ensuite il m'a laissée tranquille, il avait commencé à sortir avec l'une d'elle, ou peut-etre les 2 ou plus, mais il n'y en a qu'un qui est visible. Là ce soir, pendant que j'écris, je le vois connecté sur le chat, je suppose qu'il discute avec elle, on n'est pas connecté 2h30 sur un chat pour rien, ce chat là même où il me couvrait de belles paroles (en même temps qu'il est connecté parallelement sur un site de rencontres !).

Je suis remplacée et je le vois. Ca me fait mal mais je reste, je ne le supprime pas. J'ai besoin encore de savoir, garder uen once de controle. Je n'en parle pas à mes amis de cette obsession, je suis chtarbée, on me dirait qu'il faut passer à autre chose là. Oui ben je vais à mon rythme, j'essaye de passer  autre chose, tout doucement. Je n'y peux rien si cette histoire a plus compté que je ne le pensais. Tant mieux aussi car ça veut dire que je n'ai pas vécu du rien. Penser ç lui c'est encore prolonger l'histoire, c'est faire qu'il reste encore un peu, je ne suis visiblement pas prête à laisser le foulard s'éloigner tout de suite. Même si je travaille à m'occuper de moi et recréer une vie douce, sans tout de suite aller me fondre dans une autre histoire - de toutes façons je ne suis pas prête pour quelqu'un d'autre.

L'une de ses maitresses lui avait dit qu'elle mettait 6 mois à s'en remettre à chaque fois qu'ils se quittaient. Et elle il ne la voyait qu'une fois tous les 2 ou 3 mois. Donc je me dis que je ne suis pas la plus mal lotie, ni la plus addict. Et j'ai confiance en moi, je sais que ça finira par passer. Mais c'est long et ça fait mal, ça obsède, en attendant.

Alors cet après midi je suis allée à la piscine. Nager, cela fait du bien. M'occuper de moi. Sentir mon corps et mes muscles bouger, forcer, vivre. Et la sensation de l'eau, ça fait du bien aussi. En genéral cela me purge, détend mes idées, mes noeuds. Mais là non. Là je pensais à son bras autour de ma taille quand on s'embrassait dans l'autre piscine. Je me demandais en nageant ce qu'il avait voulu dire qd on y etait allés ensemble en m'envoyant ensuite un sms 'j'aime te regarder nager'. Je pensais au bien-être de ces moments là, ça me manquait.

Je n'arrive pas encore à me dire que ces moments sont des petits trésors que je garde au fond de moi précieusement. je n'arrive pas non plus à me dire que ces moments etaient vains et ne déboucherait jamais sur uen continuité ni même une suite logique. Pour l'instant ça me fait mal.

Alors je me sentais décalée avec cette séance à la piscine, cela a ravivé. Tout comme le soir où je suis allée chez Casto et je suis passée devant son boulot, c'était pénible, ça avait ravivé, il me manquait. et puis depuis j'y suis retournée une autre fois à Casto et ça allait mieux, bon ok il est en vacances à la montagne, mais quand même, je pense que j'ai avancé un peu. Alors la piscine je vais y aller encore, et entasser d'autres sensations au dessus de celles qui sont associées à cette fois où on y est allés tous les deux ensemble.

Je m'occupe de ma vie, ce qui me concerne moi, j'apprends à me lever avant la tombée de la nuit les jours où je ne travaille pas, je fais des choses, je fais des choses constructives je veux dire, enfin j'essaye. J'essaye de mieux me connaitre, résoudre mes propres énigmes je veux dire, à travers cette relation. C'est pour ça aussi que je prends mon temps. Peut-etre que je prends mon temps parce que je suis pressée de vivre ?

 
Bande son : 2 chansons de bashung : Les mots bleus et La nuit je mens

31.12.11 04:13


Douleur, tunnel et paradoxes.

Je suis crevée. Je ne dors quasiment plus depuis cette rupture. Quand je dors je me réveille en pensant à lui, je rêve de ça.

Je voudrais un analgésique, ou mieux un truc qui me fasse arriver au bout du tunnel plus vite. Il n'y a pas de baguette magique pour changer la situation.

Je voudrais juste aller au delà de ce moment et arrêter d'avoir mal et d'attendre je ne sais quoi, j'ai l'impression d'attendre une chose et son contraire, attendre qu'il revienne, attendre que je le range dans une petite boite fermée à clefs.

Je deviens hyper active peut-etre pour oublier que j'attends, je cours partout, des spectacles, des soirées d'amis, de livres, des magasins pour changer mon appart, des rendez-vous ici et là, j'ai l'impression de me forcer à être un millepattes pour combler un vide qu'il avait provisoirement comblé. J'essaye aussi de me distraire, il y a de tellement chouettes artistes, je multiplie les cirques, les concerts, ça fait du bien, et la lecture ça évade aussi. Mais c'est épuisant de tout le temps devoir s'évader, tu vois. Je voudrais pouvoir ne rien faire, rester chez moi, y être bien et pouvoir me reposer.

Accessoirement je voudrais pouvoir me reposer auprès d'un amoureux que j'aime et qui m'aime. Mais bon, pour ça il faut déjà que je finisse mon chemin, que je construise un chez moi où je suis bien, où on est bien.

Mais si déjà je pouvais arriver à me reposer, dormir et expulser toute cette tension, arrêter de penser à lui, arrêter de me demander ce qu'il fait et s'il pense à moi.

Parce que moi tout le temps je pense à lui. Et je ne crois pas que lui, il pense à moi autant. Si ça se trouve il n'y pense plus, peut-être une pensée fugace de temps à autre qu'il chasse comme on chasse une mouche.

Et moi je suis suspendue dans cet espace temps où je me demande si un jour il va revenir vers moi (tant il a répété qu'il voulait me revoir et rester en contact), et en même temps je me dis que non c'est fini et que jamais plus à moins d'un hasard nos routes ne se croiseront. Et s'il me laisse tranquille c'est le mieux qui puisse m'arriver, même si j'ai tellement envie d'etre dans ses bras, ses grands bras vains qui m'ont pourtant fait tellement de bien.

Je n'ai toujours pas compris pourquoi il m'a harcelée tous les jours pdt la semaine qui a suivi la rupture pour pouvoir continuer à rester en contact et se revoir, pendant une semaine il a nié ma décision, et dans un caprice d'enfant tyrannique déclarer qu'il me laissait à ma nouvelle vie puisque je ne voulais pas lui livrer un secret qu'il réclamait.

Son jeu de manipulation etait tellement limpide que j'ai rigolé, son 'je vois bien que je ne compte plus pour toi, que je n'ai plus de place dans ta vie', son 'je croyais avoir vécu un truc magique et en fait je réalise que c'etait que du bluff'. Moi je lui ai dit qu'il mélangeait tout, qu'il avait une place mais que ce n'était plus la place de qq'un avec qui on est en relation.

J'avais la sensation qu'il jouait, le chat la souris, moi je ne voulais pas entrer dans ce jeu, je voulais gérer la séparation en adultes, nous avons vécu qqe chose qui n'est pas viable, il faut arreter c'est tout, car celle qui souffrait c'était moi, celle qui devait subir la solitude quand il etait avec sa copine ou ses autres maitresses c'était moi, celle qui ressentait l'abandon c'était moi - car contrairement à lui, s'il ne me repondait pas à un sms dans la demi-heure jamais je n'aurais inondé son telephone de messages jusqu'à ce qu'il réponde, je ne comprends pas comment on peut avoir une telle assurance, moi j'aurais l'impression de perdre un pan de dignité. Mais bon, peu importe. Je ne suis pas intrusive, invasive, lui il l'était, peu importe ça m'allait j'avais l'impression de compter pour lui quand il faisait ainsi. Je ne sais pas trop, ça ressemblait aussi beaucoup à des caprices de petit enfant qui est dans l'immédiateté de la satisfaction de ses désirs.

Mais bon, peu importe toujours est-il qu'il m'a encore fait un de ses caprices parce que je n'avais pas voulu lui livrer un secret. Et alors il a arreté la discussion, il est parti.

Donc la rupture, puis une semaine à recevoir sans trop savoir comment les gérer ses 'tu me manques', ses 'je pense sans cesse à toi ' ou 'tu me hantes', puis une semaine de silence.

Au début je me suis dit ouf je peux enfin faire mon deuil tranquille. Et puis il m'a manquée, beaucoup, j'avais l'impression d'avoir un trou noir béant à l'intérieur de moi, un vide en moi qui ne se remplissait de rien, toutes mes pensées de lui étaient aspirées et en appelaient d'autres.

Dimanche dernier il me manquait tellement, je lui ai envoyé un petit sms pour lui dire que je pensais à lui, lui demander comment il allait, et que je l'embrassais fort. Et rien. Lui qui ne m'avait pas laissée tranquille la premiere semaine, il ne repondait rien, rien que du silence.

J'ai trouvé ça cruel. De laisser sans réponse un message qui n'avait rien de méchant ni intrusif. Je me suis dit aussi que c'était dur mais que c'était mieux, que du coup ça allait m'aider à tourner les talons - et je me suis accrochée à cette idée, parce que c'est vrai que tant qu'il m'abreuvait de messages, je n'arrivais pas vraiment à me rendre compte que c'était fini, malgré que la décision vienne de moi. En réalité pour l'instant c'est peut-etre mieux, mais c'est surtout dur.

Je souffre, putain. Je me dis que ça veut dire que j'ai vécu quelque chose d'important et qu'il y avait plus de sens qu'une histoire insignifiante qu'on balaye d'un revers du bras. Mais putain ce que ça fait mal quand même. En plus j'aurais envie de lui redire que je tiens à lui, je me console en me disant qu'il n'en a sans doute plus rien à faire, il est sans doute en train déjà de jongler entre sa nouvelle maitresse et sa copine officielle et bientôt les jumeaux.

Ca m'insupporte de me dire que lui pour lui c'est tout facile, cette rupture, le dossier est rangé, qu'il s'amuse, et que moi je bloque sur l'histoire.

Ca m'insupporte de penser que sa vie, bien que fondée sur une grosse supercherie, elle fonctionne, vie de couple sur des roulettes, tout va bien à la maison, les bébés sont en route, il s'entend bien avec sa copine, il est pas frustrée qu'elle n'ait pas ses fantasmes, lui il s'éclate à coté en consommant toutes les femmes qu'il souhaite, il sort avec ses potes, part en WE ici et là, que ce soit des we officiels ou avec des maitresses, voire des semaiens de vacances (puisqu'il avait projeté avec moi une semaine de vacances au ski mm si c'était la premiere fois qu'il faisait ça d'après ce qu'il m'avait dit), a un bon job où il est reconnu et avec le salaire qui le reconnait aussi, une grande famille unie, tout qui roule. Une grosse supercherie en dessous mais tout roule et lui il va bien. Et moi ?

Et moi je me bats avec mon honnêteté au poing pour arriver à construire un bonheur sain. Et pour l'instant c'est pas très fructueux. J'essaye toutes les voies, même les plus improbables, je réfléchis sur moi je me remets constamment en question, je suis tolérante et indulgente, je prends sur moi pour rester digne, et tout ça pour quoi ? Je souffre, putain.

Je voudrais mettre sur pause, mettre ma tete dans du coton. Arriver à lire un bouquin sans penser à lui à chaque fois que je tourne une page. Je voudrais dormir une nuit de plus de 4h et ne pas me réveiller en pensant à lui, que ce soient les bons moments ou que ce soient le dégout et les frustrations. Bordel.

Ecoute, là je pleure mais ça va mieux que quand j'ai commencé à écrire ma note, ça fait du bien, nommer, pleurer, mettre les idées en ordre, découvrir de nouvelles choses sous mes mots.

Certes je pense à lui beaucoup, beaucoup trop, mais je crois que je change aussi, sur une bonne voie, je reprends mon appart en main, je suis plus équilibrée dans mes sorties, je ne me force pas à tenir un personnage que je ne suis pas en société, je ne suis plus la fille légère et souriante, je suis juste souriante et posée, la fille avec qui on a envie de discuter. C'est très bien je n'en attends pas plus de moi-même, je ne veux plus sautiller partout en ayant l'air toute speed. J'ai l'impression que mes rapports avec les gens sont mieux. Mon appart c'est encore chaotique mais j'ai l'impression que les choses avancent tout doucement, j'ai des idées, parfois je les mets en oeuvre. Je ne suis pas tirée d'affaire, mais. J'avance, doucement malheureusement, et même si la route est longue, sera longue.

Et puis aussi, il faut voir qu'il est entré dans ma vie à un moment où ça allait pas fort du tout, j'étais ultra angoissée, mes angoisses et mes fantômes étaient en train de m'escorter jusqu'aux portes de ce territoire aride qu'on appelle dépression et je n'arrivais plus à résister.

Lui il est arrivé à ce moment là et c'est vrai qu'il me plaisait beaucoup, c'est vrai que l'histoire qu'il avait à me proposer n'était pas celle dont on rêve, mais du rêve il m'en a apporté quand même, les imposteurs apportent toujours une belle image, une belle illusion. Sans nul doute il y avait une grande part de sincérité et de vrai, mais aussi un peu d'emphase, d'éxagération, et puis une part de faux, je ne sais pas quoi, dans quelle dimension, proportion, c'est fatiguant d'avoir à faire à un univers qui n'es pas défini clairement, où les contours sont flous. Mais il n'empeche que les illusions qu'il distillait à travers ses actes et l'organisation de sa vie, son discours et la place qu'il m'accordait, ces illusions, c'était comme un pansement, ça m'a fait du bien, ça m'a allégée, ça m'a divertie, ça a fait peur à mes angoisses, mes démons (ils sont retournés dans leur cachette, ou peut-etre que certains se sont enfuis, même si je sens que certains ne sont pas bien loin). Ses mots doux m'ont sorti la tête de ce dans quoi j'étais en train de commencer à me noyer.

Je ne suis pas tombée sur l'homme fiable avec qui créer une belle relation, fiable et tout et tout, mais je crois qu'il m'a un peu sauvé la peau quand même, sans le savoir.

Les gens ne comprenaient pas pourquoi j'allais dans cette relation en sachant tout ce que je savais, puisqu'il m'avait tout annoncé dès le début. Et moi j'y suis allée quand même, par curiosité certes, parce qu'il me caressait dans le sens du poil certes, par répétition de ce schéma où je m'éprends de qq'un qui ne peut pas me donner un amour entier ou vrai (encore qu'au début il etait effectivement prévu qu'il n'y ait pas d'amour mais ensuite il m'a donné bcp plus), par attirance pour les limites certes,et peut-être aussi par instinct de survie, peut-être parce que je savais, ou sentais, qu'en me risquant sentimentalement dans cette relation, je me sauvais d'un truc bien plus grave : être avalée par mes démons intérieurs, ceux de mes parents, ceux de ma vie, la vie que je n'ai pas choisie et pour laquelle je me bats depuis des années pour vivre avec et lui donner la forme que je voudrai, quand je saurai quelle forme je veux qu'elle ait.

N'empêche que j'ai mal, que je pense tout le temps à quelqu'un qui  doit, quant à lui, etre bien plus léger que moi, je pense tout le temps à une histoire qui était vouée à etre vaine et frustrante, j'ai ce gout d'impossible tout le temps à la bouche, j'ai tellement tout tourné dans tous les sens avant de prendre la décision d'arreter.

Et encore maintenant, c'est ma raison qui me dit de m'en tenir à cette idée, mais il y a tout le reste qui se mélange, et arrive par vagues, les réminiscences, les bons moments, nos baisers, nos déjeuners, nos dimanches soirs, ses sms, les mini projets qu'il avait formés avec moi, le baume au coeur, puis l’écœurement pour certaines de ses activités, le dégout de sa duplicité, son immaturité, son inconscience, le décalage entre son emphase et la réalité, le doute, et puis les bons moments encore, son beau visage, ses attentions, ce que je lui apportais, ce qu'il m'apportait, ce qu'on ne va plus s'apporter.

Il ne me reste qu'à admettre qu'une partie de tout cela va rester ancrée au fond de moi, comme un petit trésor avec des épines qui ont fait que ce n'est plus actuel. Mais je n'en suis pas là, là je fais le tri entre toutes ces sensations et ça fait mal et c'est une obsession fatigante.


Bande son : Skunk Anansie - Hedonism : 'Just because you feel good Doesn't make you right (oh no)'

18.12.11 02:08


Départ étymologique

Je l'ai quitté. Ca fait 15 jours. Il était temps. Il est temps que je pense à moi. Je ne sais pas si je vais y arriver. Il est temps que je m'occupe de moi puisque je ne peux raisonnablement pas attendre des autres qu'ils s'occupent de moi, c'est à moi de puiser - ou créer plutot - la sécurité en moi, celle que je n'ai pas apprise enfant. Enfin, 'raisonnablement'... hm la raison et moi, tu sais... Je veux bien être lucide, mais je vois pas toujours quelle est la plus-value, parce que ça rend pas plus heureux d'être lucide.

Il y a 15 jours quand je l'ai quitté le soir j'ai commencé à écrire une note. Puis il est venu dans la nuit me parler sur le chat. J'ai interrompu ma note pour lui répondre. Je suis trop sympa. Non. J'avais envie de lui parler, je pensais qu'il avait qqe chose à me dire. Même s'il n'y a rien à dire.

Je devrais admettre d'avoir le droit de décider. Le droit de laisser les gens sur le bord de la route au lieu de leur laisser la possibilité de m'abandonner. Oh je sais bien que j'ai un truc à régler de ce côté là et j'ai bien noté que même quand c'est moi qui pars, je m'arrange toujours pour laisser à l'autre la possibilité de délaisser. C'est plus violent et c'est plus facile, on n'a rien à se reprocher comme ça pas se reprocher de ne pas tout avoir fait pour faire vivre l'histoire, pas se dire qu'on s'est pas donné toutes les chances, pas se dire qu'on est peut-etre passé à côté d'un truc.

Même si en l'occurrence, à sortir 3 mois avec un mec infidèle qui trompe sa copine enceinte de 2 marmots et qui continue à prospecter sur plein de sites de rencontres et en real life pour dénicher d'autres maitresses, je pense que je ne passais pas à côté de grand chose en mettant un terme à l'histoire.

Mais tu sais bien, ça c'est ma tete qui pense, et y'a des puissances autres à l'intérieur de moi qui fonctionnent pas toujours dans le même sens que ce que pense ma tête.

Et puis des fois la tête est trop froide, à force de la garder froide, et quand on se dit qu'on est pas dupe et qu'il vous répond que 'c'est peut-etre ton erreur de ne pas être dupe', tu n'y crois pas mais il y a quand même une voix en toi qui entend, tu te dis 'et si j'étais passée à côté d'un truc et que je ne lui ai pas donné toutes ses chances?' En réalité quand on y regarde à une seule fois, même pas à deux, je crois que je lui ai donné bcp de chance, mais il n'empeche que j'ai eu une fois de plus ce tic d'indulgence.

Bref, il est venu me parler pendant que je tapais ma note. Déjà que j'étais pas très convaincue moi-même, c'était une note factuelle, c'était peut-etre plus un mémento pour pas oublier tout un tas de choses. Et j'ai jamais terminé cette note. Je l'ai enregistrée et je ne l'ai pas relue, pour tout te dire ça me gave, je n'ai pas envie de me remettre la tête dans le cambouis.

Comme tu peux t'en douter, puisque je l'ai déjà dit, je ne l'ai pas quitté pour les raisons que j'ai données. Je ne l'ai pas quitté pour toutes les bonnes raisons que tout le monde me brandissait. En réalité qu'il ait une copine officielle et 2 bébés en train de mijoter, ça me gênait un peu mais ce n'est pas ça. En réalité c'est la peur d'être évincée. C'est toujours ça, et cela ne me surprend pas. C'est une distance infime que j'ai sentie avec mes antennes démultiplicatrices.

Je suis donc partie et pendant une semaine je n'étais pas vraiment partie car lui il ne partait pas, il me recontactait régulièrement et comme je lui répondais c'était comme s'il était encore là.

Et puis il a fini par s'éclipser. tu noteras le retournement de situation. C'est moi qui quitte et j'attends qu'il s'en aille. Oui que veux-tu. Je fais comme je peux. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'attends qu'il revienne, puisque c'est moi qui suis supposée partir, et puisqu'un mec comme ça il ne faut rien en attendre, mais là encore si tu demandes leur avis à ma tête puis à mes autres autres gouvernants (le coeur, l'inconscient, le ça, mes dragons et mes fantomes), tu verras encore qu'ils ne sont pas d'accord entre eux.

Je ferais mieux d'écrire plus souvent, ça m'aide à reprendre du poil de la bête d'écrire comme ça, un peu d'ironie ça permet de prendre de la distance.

J'ai tellement pleuré aujourd'hui. Oui ça fait 15 jours, je n'avais quasiment pas eu de larmes. Aujourd'hui je les ai laissées monter puis s'écouler, je voudrais pleurer encore, ça fait du bien, c'est chaud les larmes ça réchauffe, et puis ça vide, je ne sais pas, ça fait du bien, ça fait mal mais ça fait du bien aussi, ça soulage, ça allège, je baisse la garde et la tension tombe, elle coule sur mes joues et elle souffle dans mes sanglots et ça fait du bien.

J'ai beaucoup de choses à démêler. Mais je vois plus clair qu'avant. Là j'ai repris la route. Je regarde encore un peu derrière, j'ai du mal à quitter les bras qui m'ont accueillie même si je reconnais leur inconfort. Donc je reprends la route mais je regarde encore un peu derrière, pour plein de raisons.

Il est tard, je vais dormir. J'ai les yeux gonflés et j'essaye de croire en demain, j'essaye de croire en moi. Enfin je ne sais pas, peut-etre juste que je m'enfuis et que je prends le chemin qui se déroule devant mes pas.

J'essaye de m'occuper de faire le tri chez moi, je me remets à lire, je vais voir quelques films au cinema, ça faisait longtemps et c'est intéressant de constater que cette envie peut être revenue, je prends du plaisir à être avec mes amis, non pas pour leur parler de ces malheurs mais juste profiter de leur présence et me laisse apaiser par l'éloignement de mes préoccupations que procure nos discussions, juste être avec eux, les écouter, parler de choses ou d'autres qui n'ont rien à voir avec ma peine de coeur ou mon angoisse étymologique (c'est ce mot qui vient il faudra que je revienne réflchir dessus, pourquoi j'ai écrit ça plutot que existentielle ou mythologique ou que sais-je encore, pourquoi ce mot).

Du coup je termine ma note sur ce mot, étymologique. Je suis partie d'une relation, je reprends la route, la route vers demain et ma route étymologique, celle vers moi-même.

Bonne nuit, s'il me reste des lecteurs.


Humeur : mal de crane à cause des larmes
Bande son : Garbage - Temptation waits

12.12.11 04:36


L'inconfort rassurant du nomade

Je suis un peu énervée. Oh tu vas ricaner : je te l'avais bien dit. Vas-y ricane, vas-y ricane.  

Je suis supposée etre trop méfiante. Et pourtant le jour où je donne un peu de confiance,le jour où j'ai envie de donner de la confiance, c'est forcément aux personnes à qui il ne faut pas.

Oui tu peux ricaner, il ne faut pas croire les paroles d'un homme infidèle. Je ne lui ai rien demandé alors oui je ne me posais pas forcément la question de douter de ce qu'on me donne sans que je l'ai demandé.

C'est con, tiens quand je l'écris, je pense à la vieille sorcière dans Blanche Neige. Bien sur qu'elle est empoisonnée la pomme. Bien sur que Blanche Neige n'a rien demandé. 
Je suis conne à accepter des cadeaux dont je ne voulais pas.

J'en veux à moi-même je lui en veux à lui. Je le déteste de voir qu'il est encore à l'affût d'autres biches à croquer pendant que son officielle attend des jumeaux.

Je m'en veux à moi-même de ma capacité à me laisser duper, je m'en veux de mon impuissance à ne jamais pouvoir retourner le cours de choses. Je sais bien que je choisis souvent de smontagnes à escalader, mais là je n'ai rien demandé mais quand il l'a suggéré bien sur que j'y ai cru. 

Je ne sais pas où est le vrai, où est le faux.

Ce week-end j'ai voulu me sauver. Me sauver dans tous les sens du terme sans doute. Mais cette relation m'a aussi apporté de bonnes choses et je n'ai pas envie d'y renoncer déjà. 

J'en ai marre des ruptures, j'en ai marre de devoir toujours faire mes bagages pour partir alors que je n'ai même pas eu le temps de les déballer. J'en ai marre d'être une nomade. Puisque je n'ai pas de racines, je voudrais une ancre.

Je voudrais jeter l'ancre et je me vois contrainte de la lever. En même temps je sais que j'ai choisi le mauvais endroit, je ne devrais pas me plaindre. 

Mais je suis partagée, ai-je choisi le mauvais endroit pour jeter mon ancre ? Est-ce que l'espoir est vraiment mort ? Je ne savais pas, j'ai douté, j'ai senti une distance de son côté, j'ai douté, j'ai pensé qu'il s'en allait alors qu'il n'était peut-etre simplement pas là, j'ai dit que je ne voulais pas des miettes d'un amoureux d'une autre, je sais que j'ai eu raison de penser cela, mais en réalité c'est un faux prétexte : c'est le prétexte valable, mais le prétexte valable n'est pas la vraie raison.

Certes j'ai envie de passer plus de temps avec lui, certes je suis malheureuse de le voir construire une vie avec Elle alors que moi je ne construis rien, mais la vraie raison c'est que j'ai eu peur qu'il s'en aille, qu'il ne veuille plus de moi. C'est là que j'ai parlé de toutes ces bonnes raisons de m'en aller de cette relations. J'ai mis en avant les bonnes raisons pour qu'on ne puisse pas trop voir les mauvaises raisons. Les mauvaises raisons c'est que je suis un chaton pas sevré, que j'aurais besoin de quelqu'un constamment pour veiller sur moi. 

Quand je l'ai rencontré, on était d'accord tous les deux que ça pouvait fonctionner car je ne voulais pas etre en couple, je n'étais pas un danger pour sa relation qui n'allait pas évoluer. On est partis sur cette base. C'est lui qui a ensuite fait l'amoureux. Ou peut-etre qu'il l'était vraiment. Je n'arrive même plus à savoir. Avec ses délcarations il a réussi à créer un besoin nouveau chez moi. Je ne voulais pas etre avec quelqu'un et il m'a donné envie d'etre avec lui, à sous-entendre qu'il aurait quitté sa copine pour moi. Bordel mais j'avais rien demandé !

Lui qui me disait il y a qqes jours encore qu'il aurait quitté sa copine officielle pour moi si elle n'avait pas été enceinte (évidemment c'est tellement plus facile de dire cela une fois qu'il est trop tard, proposer de se jeter à l'eau une fois que l'homme à la mer est déjà noyé et le corps repêché, c'est facile), donc lui qui il y a qqes jours me disait craindre que je rencontre un autre homme (oui je sais, c'est l'hopital qui se fout de la charite), oui lui qui me disait tout ça, et bien là c'est lui qui me suggère de faire en sorte de faire une rencontre pour construire ma vie parce que je suis une femme magnifique alors je le peux forcément.

Il me donne des tuyaux cet âne, des sites de rencontre, mais ej m'en fous de tes sites de rencontre bordel. Je voulais pas rencontrer qq'un je t'ai rencontré toi, je ne pensais pas que ça allait se passer comme ça.
 
Donc c'est là que je parle de mon incapacité à créer un couple, quelque chose de stable, tant que je n'ai pas réglé mon passé. Et lui il dit que je veux etre trop parfaite. 

Trop parfaite ? Tu n'as rien compris. Tu ne sais pas le monstre qui rode en moi et me dévore à chaque fois que tu ne me regarde plus. Tu ne sais pas les attentes incomblées que je nourris, le monstre avide en moi que je nourris chaque jour.

Tiens je réalise en écrivant : l'anorxie, c'était peut-etre pour cela ? Pour affamer ce monstre en moi, me mettre à l'abri du besoin et de la dépendance. J'y repense c'était une belle période peut-etre. Je me tenais loin de tout, je n'avais besoin de rien, besoin de rien sauf de m'enfuir de leur monde, besoin de devenir transparente pour ne plus donner prise, besoin de n'avoir besoin de rien.  

Bref. Comment puis-je etre en couple avec quelqu'un si je deviens un nourrisson abandonné à chaque fois que ce quelqu'un s'éloigne un peu ? Dès que j'aime qq'un j'ai peur de le perdre c'est maladif. Je dois régler cela avant de retomber amoureuse de quelqu'un. Sinon je n'y arriverai jamais.
 
Alors peut-etre que c'est ça qu'il s'est passé. Il a été très présent, trop présent, envahissant, il me contactait 4 fois par jour, restait à discuter une heure ou deux la nuit, venait me voir au travail en pleine journée et voulais me revoir le soir, puis le lendemain.  

Puis pu rien, il m'a demandé de ne plus lui envoyer de sms car on lui changeait son portable au boulot, pu de sms certes, mais plus le reste de nos échanges ou rencontres, rien. 

J'ai été inquiète, j'ai cru qu'il partait, qu'il m'abandonnait. J'en ai eu assez de ne pouvoir lui parler qu'après 1h ou 2h du matin, de ne pas pouvoir le contacter quand sa copine est là, ne pouvoir avoir que des morceaux de moments avec lui, ça m'allait avant, mais le fait de ne plus avoir aucun contact pendant plusieurs jours m'a rendu tout ça insupportable. 

Il avait fait des projets, qu'on parte une journée à la mer, qu'on prenne des cours de plongée ensemble, qu'on parte une semaine au ski, qu'on aille acheter de la lingerie ensemble, qu'on passe un we ensemble. Le silence c'était comme si tout ça il le reprenait, j'ai cru qu'il n'en parlait plus car il ne voulait plus, j'ai cru qu'il reculait d'un pas. J'en ai fait 10  pas en arrière car je croyais qu'il allait s'en aller. 

C'est débile. Il est déjà ailleurs. Certes il est avec moi mais il est ailleurs. Il est avec son officielle et toutes les prochaines avec qui il n'est pas encore. Il m'assure que depuis qu'il y a moi, il n'y a que moi. Comment puis-je le croire ? Je le vois connecté la nuit sur des sites de rencontres et des sites échangites. Comment puis-je le croire ? Je le crois parce que j'ai envie de le croire, mais je ne le crois pas, en même temps. Oui en même temps je le crois et ne le crois pas - parce que je ne sais pas. Mais je sais qu'il n'y a pas que moi puisqu'il y a son officielle. Au moins. Et bientot deux bébés (à supposer que là encore ce soit la vérité - je pense que oui, mais on ne sait jamais). 

Je voulais partir parce que je pense que c'est la meilleure chose quand on est rationnel ou raisonnable. Je n'ai aucun avenir avec lui, même si je m'armais de patience et d'abnégation et attendais une hypothétique séparation dans des années après la naissance des jumeaux (l'idée n'est pas de moi, tu noteras, mais de lui encore). Toujours il restera infidele donc même si j'avais un avenir avec lui, il serai peuplé d'inquiètudes, même s'il a même tenté de me faire avaler que pour moi il pourrait devenir fidele, puisqu'avant il n'avait pas rencontré la bonne, et que c'était la cause de son infidelité - oh bien sur que j'avais envie d'y croire, mais pas une seconde ce n'est possible, même si j'aurais tellement envie d'y croire). 

Alors je voulais partir pour plein de raisons des gens sensés qui regardent vers l'avenir et se disent avec leur raison entre les mains que non ce n'est pas possible, que ça ne mène nulle part. Je voulais partir aussi parce que j'avais peur d'être abandonnée, mais ça je ne l'ai pas dit.

Et puis je voulais rester. Parce qu'il a créé des projets et que les hommes ne font pas de projets d'habitude avec moi. Peut-etre que c'est un filet, ses projets, je ne sais pas, mais j'ai envie d'aller à la mer et au ski et qu'il m'accompagne acheter de la lingerie et d'autres moments qu'ils veut vivre avec moi, toutes ces choses que les autres femmes font avec leurs amoureux et moi jamais, sauf le temps ensemble, mais jamais les hommes ne me proposent le reste alors oui.  

Et je voulais rester car je suis bien quand je suis avec lui, dans ses bras ou à côté. Même quand je n'y suis pas, si je ne suis pas en train de me dire qu'il va partir alors je suis bien même quand il n'est pas là, juste car je sais qu'au fond il est là en moi.  

Et je voulais rester car j'aime quand quelqu'un tient à moi, j'aime quand je ressens quelque chose et que c'est réciproque, j'aime le trouver beau, il n'y en a pas tant que ça des hommes que je trouve beaux et avec qui en plus le courant passe bien. Et puis sexuellement c'est bien aussi et je pense qu'on peut encore s'explorer et faire plein de choses et s'amuser et prendre du plaisir. 
  
Alors oui je voulais rester près de lui, ne pas partir en plein chemin, même si c'est un chemin qui ne va nulle part. 
  
Après, aujourd'hui j'ai plus de recul : est-ce que les chemins qu'on choisit pour construire mènent toujours quelque part ? Non pas forcément. Mais c'est de l'expérience. Moi aussi remarque ce chemin qui ne va nulle part c'est de l'expérience aussi. Mais peut-etre que j'ai envie de faire l'experience de quelque chose qui pourrait devenir concret, l'experience de la constructibilité - au lieu de celle du nomadisme...  
  
Bref partir ou rester. Dans une route qui ne va nulle part. La réponse pouvait sembler toute trouvée. Et pourtant...
  
Je lui en veux. De m'avoir baratinée. De m'avoir fait le miroir aux alouettes. Je lui en veux de, moi, avoir eu envie d'y croire alors que c'était factice. Je ne sais mm pas ce qui est vrai et ce qui est faux dans tout cela. Je lui en veux de le voir en action sur des sites de rencontres. Même s'il me l'a dit tout ça, il m'a ensuite dit qu'il avait arreté depuis qu'il me connait. 

Je lui en veux de me dire que je ne dois pas etre malheureuse avec notre relation. Certes cela fait sens. Sauf que le contexte aussi frustrant à certains égards qu'épanouissant à d'autres. et que je ne suis aujourd'hui pas capable d'arreter. Pas encore.  
  
Et je lui en veux aussi de me dire que c'est moi qui décide de notre relation et qui mène la cadence de notre relation. Il me dit ça comme si il s'en remettait à moi ! Comment peut-il dire ça ?! Je n'ai aucun vrai pouvoir. On a du pouvoir sur les choses quand on peut décider de façon posititive, décider que les choses soient comme on veut. Là moi je n'ai qu'un pouvoir négatif, je ne peux que dire non, partir si ça ne me va plus. Ce n'est pas un vrai pouvoir, je ne décide rien de la relation en réalité. Il a admis c'est vrai.  
  
Et puis j'en ai marre que ce soit moi toujours qui doive prendre ces décisions. Toujours trancher. En même temps je n'aime pas qu'on décide pour moi non plus, la sensation d'abandon est trop violente. Non j'aimerais que les choses soient belles et que je sache mener une relation là où elle devrait aller, vers qqe chose de beau. Non je suis incompétente. 
  
Voilà, je n'en suis pas très loin. J'ai les idées fouillis. 
  
Je me suis retrouvée avec qq'un qui n'avait pas grand chose à me donner et qui a voulu me donner plus, ou a voulu me le faire croire, enfin il m'a donné plus de toutes façons, et moi j'ai un puits sans fond à combler. Il n'y peut rien. Personne n'y peut sauf moi. je ne peux en vouloir à personne de ne pas être tout pour cette personne.
  
J'aurais voulu ne pas marcher dans ses combines. Ou bien y marcher et qu'au moins une fois cela change le cours des choses. Mais j'ai trop d'énigmes à régler en moi-même avant de pouvoir changer le cours des choses. je me demande si au moins je tire des enseignements de cette histoire, et si ça me fait avancer sur ma route personnelle. Je ne sais pas. Je me dis que toute expérience nous fait avancer. Mais je ne sais pas. Peut-etre au-moins ai-je affiné mon questionnement ? 
  
Je ne sais pas. Ca au moins c'est facile de ne pas savoir. C'est l'inconfort rassurant du nomade. Parce que j'en ai marre de prendre les décisions, marre de prendre les bonnes décisions et le mauvais chemin. Alors au moins quand je ne sais pas, tout reste ouvert et possible. J'ai au moins ça.
 
Bande son : Two people in a room - Stephan Eicher
Humeur : des larmes. Ca fait mal et ça fait du bien en même temps, c'est violent et doux à la fois les larmes. Un peu autiste, seule chez moi avec mes larmes et mon chat, oui je crois que ça me rassure, ça me console de pleurer, paradoxalement.

 

 

7.11.11 11:58


Un nid sur strapontin et sans repères. Mais un nid.

Je ne sais pas pourquoi les gens ont toujours un avis sur ces histoires là. Pourquoi ils ont toujours un avis très impliqué, très savant, ils savent de quoi ils parlent, ils n'y connaissent rien mais ils savent, ils savent mieux que vous.

Le droit chemin, c'est sur que les autres savent mieux que moi. Et alors ?

Je ne sais pas à quoi me fier. Mes antennes répondent mal devant les éléments accablants. Mes antennes auraient envie d'y croire - est-ce que mes barrières commencent à faiblir, je suis en train de me laisser emporter vers un monde où il n'y a pas de repères, et pourtant il y a un truc en moi qui y croit. Un truc en moi qui y croit alors qu'il n'y a absolument aucune raison d'y croire. Aucune raison.

Les gens ont raison aussi. Et moi je suis allée m'y jeter, je n'ai pas la sensation d'aller dans la gueule du loup et pourtant objectivement tout est danger.

De quoi, de qui suis-je dupe ? Suis-je dupe ? Y a-t-il duperie ?

Je sens une sincérité de sa part. Et pourtant je sais que tout est mensonge autour de lui, il me l'a dit, on ne peut pas faire plus explicité, je le vois chaque jour dérouler ses mensonge. Alors pourquoi je ne fuis pas ? Moi qui suis tellement habituée à prendre mes jambes à mon cou et à détaler.

Oh j'y ai pensé, j'y pense encore, mais je suis fermement décidée à continuer. Jusqu'où je n'en ai aucune idée. Pourquoi est-ce que je ne fuis pas ? Est-ce de la lassitude ? Est-ce un instinct suicidaire ? Est-ce que j'ai des raisons de ne pas fuir ?

Oui malheureusement j'en ai de ces raisons. Je me sens bien avec lui. Malgré tout. Je marche sur un fil au dessus du vide, lui il a un filet et moi je n'en ai pas, et pourtant je me sens bien avec lui. La situation est on ne peut plus inconfortable, elle est au delà du banal, elle est aux confins d'un monde caché, un monde inavouable qu'il m'avoue sans sourciller.

J'ai la certitude qu'il me raconte du vrai pour ce qui n'interfère pas dans nos rapports. Je crois qu'il en est de même de ses sentiments à mon égard, je sens une implication sincère - mais peut-etre s'enflamme-t-il d'une passion pour se sentir vivre au delà d'un quotidien bien rangé dans sa case. Il y a la case et il y a otut ce qui est autour. Moi je suis autour de la case. 

En revanche ce qu'il en est des autres, de mon unicité, je crois bien volontiers que je suis unique pour lui, je crois simplement que je ne suis pas la seule à être unique. Il maquille la réalité et la version qui m'est servie oscille (vascille) selon le discours qu'il faut me présenter.

Bien sur que je lui plais. Mais combien de temps ? Le temps d'un caprice d'enfant qui s'ennuie auprès de son officielle ? Le temps qu'elle termine sa grossesse et qu'il soit accaparé par les couches et les biberons ? Le temps qu'une ancienne maitresse ressurgisse, ou une nouvelle apparaisse ?

Il est sur tous les sites de rencontre imaginables, les classiques, les sélectifs, les échangistes, il essaye tout, les femmes, les hommes, les hommes qui se prennent pour des femmes, ceux qui se déguisent en femmes, il les essaye à l'unité ou en groupe, il les essaye pour une nuit ou pour la vie.

Il veut m'essayer longtemps, il veut me garder à portée de main, il m'écrit tous els jours, on chatte tous les jours la nuit, on se voit deux, trois fois, plus par semaine, on fait l'amour, il m'a dit qu'il m'aime, ses yeux le disaient aussi, je suppose qu'il dit ça aussi à son réfrigérateur, et pourtant il avait l'air sincère.

Il y a forcément un moment où je vais me rétamer, il me fait l'amoureux il a l'air sincère mais parce qu'il s'emballe lui-même. Pourtant je vois, il est insatiable, il va poursuivre sa course aux sensations, chercher d'autres consommations, tout en essayant de me faire croire que je suis la plus importante - art trop banalisé, l'homme infidèle ne surprend plus, même quand il surprend.

Les gens ont un avis sur tout, ils n'étaient pas là, ils ne sont jamais là mais ils me disent de me protéger, ils me disent d'arreter. Et moi je n'en fais qu'à ma tête.

Je n'écoute plus personne, simplement parce qu'il me trouve belle, parce que je suis importante pour lui, parce que je lui apporte quelque chose, parce qu'il m'a dit qu'il m'aime et je le crois, parce que je suis bien quand je le vois, parce qu'il m’allège mes soucis ceux dont je ne lui parle pas mais qu'il allège quand même sans le savoir, parce que j'ai le sourire avec lui, parce que je me sens bien dans ses bras, parce qu'il fait attention à moi derrière l'égoïsme puéril de ses comportements, parce que je le trouve sexy et beau et qu'il me fait briller les yeux, parce que j'ai parfois moi aussi envie de lui dire que je l'aime, parce qu'avec lui j'ose ouvrir ma gueule pour le remettre à sa place sans avoir peur de le perdre, parce que j'aime nos discussions et quand il me parle de lui, parce qu'il est tout simplement.

Alors quoi ? Il y a peut-etre duperie, mais si ça m'apporte du bien, du baume au coeur, si ça m'apprend à donner plus, si ça m'apprend à affirmer ce que je suis, ce que je pense, alors est-ce que c'est grave ? Est-ce que je vais finir en enfer ou à l'asile pour autant ?

Les gens ils ont des idées sur tout, je sais qu'ils n'ont pas tort, mais ce que eux ne savent pas, c'est tout ça, tout ce que cette relation m'apporte, qui est au delà de ce que les gens attendent d'une relation. Mais ils ont raison quand même, je devrais me protéger. Et je ne devrais me glisser aussi rapidement auprès de lui, ça c'est moi qui le dis, pas eux, ils ne savent pas ma méfiance habituelle et les pans que j'en soulève cette fois-ci.

Je ne sais rien de mon avenir avec lui. Parce qu'il n'y a pas d'avenir. Il crée un cadre pour nous, pour se voir, un cadre qui a vocation à perdurer, un nid, il crée une relation, j'ai envie de lui faire confiance juste parce que personne n'a jamais créé de cadre ou de nid pour moi. J'ai toujours passé mon temps à m'enfuir pour être partie déjà avant que l'on ne m'abandonne. Alors oui je suis dupe puisqu'un homme qui me plait terriblement me donne ce qu'on ne m'a jamais donné.

Je ne sais rien de mon avenir avec lui. Parce qu'il n'y a pas d'avenir. Même si j'aimerais rêver qu'il y en a un. Mais non. Il ne quittera pas son officielle et ce qu'ils ont commencé à construire, elle est son alibi, elle est son image sociale. J'ai envie de croire que c'est possible mais je ne pense pas que ce le soit. Et c'est tant mieux car quand bien même il la quitterait, il resterait infidèle et non exclusif dans l'ame, il garderait les maitresses multiples et les amants et amantes de passage. Bien sur j'ai envie de me croire au-delà de tout cela, croire qu'avec moi les choses seraient possibles, bien sur que mon coeur le croit, bien sur. Mais je sais très bien qu'il ne faut pas y croire, que je vais m'abimer, parce qu'autrui ne change pas, et un homme infidèle encore moins.

Il n'y a aucun repère dans cette relation et pourtant je l'y suis quand même. Il m'apporte tellement de choses dont j'ai besoin en ce moment. Il n'y a pas que moi avec lui, mais il m'apporte ce qu'un homme ne m'a jamais donné quand il n'y avait que moi avec. Tu comprends ça ?

Oh c'est facile de dire d'arreter quand on est extérieur à la situation. C'est facile de me dire de me protéger quand on est extérieur à la situation. Personne ne peut malheureusement faire ces choix pour moi, personne ne me peut me forcer à retourner dans ces chemins si communs. Le commun des mortels aime les chemins communs, ce n'est pas pour rien : ce sont les plus faciles, les plus praticables, les plus préservants.

Les gens ne sont pas toujours doués pour être heureux, mais ils sont doués pour le confort. Ils ont raison les gens, et M. a peut-etre raison quand il dit que je n'ai plus ma raison.

Mais il me plait et j'aime être avec lui, c'est tout. Je n'ai pas confiance en tout avec lui, mais j'aime tellement de choses chez lui et avec lui. C'est le début je me dis, les défauts vont finir par prendre plus de place, je vais finir par retrouver mes réflexes et prendre mes jambes à mon cou. Mais, pour l'instant, avec lui je suis bien et j'aime penser à lui.

Peut-etre oui que je suis dupe, je ne sais pas exactement de quoi mais je suis forcément dupe de quelque chose avec lui.

Lui aussi est dupe de lui-même alors, dans son attirance, son 'amour' pour moi. Il laisse échapper des mots, il parle de déchirement, il se rattrape quand je pose la question, il laisse sortir le mot amour qui semble tellement vrai à ce moment là, j'ai tellement envie de lui répondre la même chose à ce moment et je me retiens, il regrette qu'on ne se soient pas connus avant, il laisse apparaitre en filigrane l'idée qu'il aurait envisagé d'etre avec moi s'il n'avait pas été si engagé. Oh oui c'est de l'hypothétique, il y a bcp de 'si', mais je le crois, il respire la sincérité quand il dit ça, il a l'air de souffrir, un petit peu. J'ai compris ce qu'il voulait dire pour le déchirement, tout se tient, les dates, les mots, les moments qui se croisent, je n'en doute pas, de ce qu'il appelle déchirement (et c'est je crois respectable, on est déchiré quand on s'est engagé dans une voie au détriment d'une autre, mais au moins on s'engage).

Tout comme il a l'air d'être tellement bien quand on est ensemble, on rit, on se dévore des yeux, on se taquine, on est sérieux, le désir et le plaisir coulent à flot, il me trouve belle je le trouve beau, nos bras sont un refuge mutuel. Oui je le crois sans peine quand il dit qu'il est bien avec moi, je le crois aussi quand il dit qu'il aurait aimé être avec moi (sans que je sache véritablement avec combien d'autres il a eu envie d'être ou de rester).

Sans doute que c'est une façon pour lui de se projeter ailleurs, au delà de son quotidien, une façon de se dire qu'il y a un ailleurs, que la situation n'est pas fermée. Je suis une fois de plus l'oiseau exotique.

C'est de ça que je vais souffrir avant tout, d'être l'oiseau exotique. Je suis tellement facilement l'oiseau exotique de ces messieurs. Ca ne me demande tellement aucun effort. Tout comme ne pas avoir de place à moi ne me demande pas d'effort. Assise sur le bord d'un strapontin, ça ne me dérange même pas. Et c'est cela qui me dérange en fait : c'est le fait que ça ne me dérange pas.

Cette relation me maintient dans mes mauvais penchants, de pas creuser mon trou, ne pas revendiquer mon droit à exister au grand jour, ne pas construire, ne pas prendre les choses en main. Je souffre de ne pas avoir ce role que je ne sais pas tenir. Est-ce que c'est à lui qu'il faut le reprocher ? Non c'est à moi d'etre un jour capable de me donner les moyens d'avancer.

En attendant je me repose près de lui, surtout qu'il me fait une place. Lui il ne m'abandonne pas, il ne veut pas que je parte, il me rattrape quand je commence à m'enfuir. Il veut que je reste. J'avais besoin de cela. Peut-etre qu'il est en train d'installer une cage pour l'oiseau exotique, peut-etre, mais c'est tellement bon quelqu'un qui veut de moi et qui ne change pas d'avis deux semaines plus tard. Même si c'est sur une place strapontin, c'est tellement bon d'oublier, même quelques minutes, que l'on peut vous abandonner d'une minute l'autre.

Peut-etre qu'il ne fait que fuir sa vie, ses vies, mais au moins moi il ne me fuit pas. Il me donne confiance, par son assurance à insister à vivre notre relation, il fonce, il n'a pas peur (les hommes infidèles ont rarement peur de foncer vers la passion adultère, c'est leur course aux sensations, ils en vibrent, ils en vivent, et ils ont un filet au cas où ils tomberaient), il veut passer du temps avec moi, même si ce n'est pas du sexe, il fait en sorte de passer ce temps avec moi - je ne sais pas comment il fait avec les autres, j'aimerais croire (comme il tente de le faire) qu'il n'y a plus de temps ou d'envie pour les autres.

C'est peut-etre son évasion, sa liberté, je ne sais pas, mais je suis heureuse d'avoir quelqu'un qui a des certitudes, ça m'aide à développer les miennes, tu vois ce que je veux dire ?

Alors je devrais écouter les gens ? Je devrais partir parce qu'Elle est enceinte ? Je devrais partir pour me protèger ? Mais pourquoi ? Puisque tout ceci m'apporte du bien, du tellement bon, que je n'avais pas connu.

C'est peut-etre éphémère, c'est sans doute éphémère, je suis têtue, j'essaye de ne pas regarder au loin. Je ne voudrais pas rester là trop longtemps mais je n'ai pas envie de partir - et j'aime quand il me répond 'je n'ai pas envie que tu partes'. Je ne regrette rien. Jusqu'à aujourd'hui je ne regrette rien et je veux continuer.

Je pleure car ce n'est pas facile mais je veux rester avec lui le plus loin que je pourrai, le plus loin que je pourrai supporter la duplicité. Je changerai peut-etre d'avis demain, peut-etre que demain il deviendra froid et disparaissant comme les autres, peut-etre demain je ne voudrai pas de la concurrence avec une nouvelle maitresse surgit d'on ne sait où, peut-etre, mais aujourd'hui j'en suis là. Et je suis là.

Il me demande si un jour je lui ferai confiance. Je ne crois pas, j'espere que pas. Mais je suis là, je ne me suis toujours pas enfuie, cela fait deux mois, ce n'est pas forcément facile non plus, mais je suis là.

Alors c'est bien qu'il y a quelque chose, une part de confiance, en lui, en moi. Malgré tout, malgré que je ne devrais pas. Je lui donne de la confiance, c'est certes un peu nouveau, et ses mensonges la méritent moins que ses égards pour moi, mais je n'oublie pas de me méfier aussi.

Des fois je regrette un petit peu l'époque où je passais mon temps, mes nuits, ma vie à écrire ici, en ce milieu clôt et public à la fois, protégée doublement par l'écran de mon ordinateur et celui de l'anonymat, je regrette un peu ce refuge. Aujourd'hui, je vis mieux avec les gens, mais. Mais la route est longue.

Cet homme ce ne sera pas mon bonheur, seulement quelques fragments aujourd'hui, quand j'arrive à ne pas penser à demain. Je ne lui donnerai pas toute ma confiance contrairement à ce qu'il demande. Enfin j'espere que je garderai la tête sur les épaules et ne la lui donnerai jamais. Mais ce sont des moments qui m'aident à grandir, j'apprends au contact des autres, c'est comme quelqu'un qui me guiderait sur la route, le temps d'une étape.

Je n'ai pas beaucoup de recul pour considérer tout ceci objectivement. Je veux continuer, c'est vrai, mais je n'oublie pas de penser à m'enfuir, c'est vrai aussi.

 

Bande son : Lilly Wood and the Prick - Cover myy face

 

27.10.11 01:28


Ecrire le beau et les démons

J'ai eu la naïveté de croire que je n'aurais plus besoin de béquille. Plus besoin de venir ici. Peut-être pas plus jamais, mais j'ai pensé que je pourrais m'en passer.

J'ai dû penser qu'un jour je serais heureuse. Un truc comme ça.

J'aurais aimé revenir par ici écrire le beau, écrire du beau, écrire que la vie est belle et toutes ces choses que je pourrais écrire, mais sans conviction, sans l'art de savoir le faire.

Je ne sais qu'écrire mes démons, créer les fantômes, je ne sais pas magnifier ce qui est déjà beau. Que veux-tu dire quand la vie est belle, comment veux-tu le dire ? Moi je ne sais pas, je ne sais faire briller que ce qui n'a pas d'éclat, je ne sais avouer que ce qui va mal, ce qui fait mal.

Je ne sais pas si je connais le reste, ce qui est beau, ce qui reste beau, ce qu'on rend beau par le regard que l'on pose dessus. Ou j'ai oublié. Oublié comment c'était. Pas oublié l'éphémère, non je ne peux pas oublier qu'il ne faut pas se fier aux papillons, qu'ils s'envolent avant de se poser. Comment oublier cela, comment oublier la nuit quand il fait jour ? Vivre ma vie à tatons et me cogner.

J'ai réfléchi, un peu. J'ai compris que je ne sais pas m'occuper de moi. Je ne sais que m'occuper des autres et attendre qu'ils s'occupent de moi.

J'avais besoin que l'on s'intéresse à moi, que l'on me dise que je suis jolie, que l'on me rassure, que l'on pense à moi. J'avais besoin qu'il y ait quelqu'un. Besoin de cette illusion. Ce besoin inhumain.

J'ai rencontré un glaçon. Je me suis enfuie. Une fois. Deux fois. Je m'enfuis et je me laisse amadouer. Par un glaçon. Autant te dire que je n'ai guère l'habitude de la chaleur, pour la rechercher chez les glaçons. On en revient toujours à ce qu'on a connu. Et il est peut-être plus facile de demander quelque chose à qui ne peut pas le donner, plutôt qu'à quelqu'un qui ne peut le donner que partiellement. Le manque est paradoxalement moins violent quand il est absolu - peut-être.

Comment aimer autrement que comme on nous a (mal) aimés ? Comment apprendre à être ce qu'on est pas ? Ce qu'on ne nous a pas appris à être, à connaitre ? Comment créer autre chose que des démons ? Pourquoi le bonheur fait-il plus peur que la douleur ?

Est-ce que je saurai un jour faire confiance ? Un jour arrêter de croire que l'on va me faire du mal ? Un jour écrire que la vie est belle ?

Que la vie puisse etre belle c'est une chose. Mais savoir l'écrire, avec l'art et le goût pour cela, ce serait tellement plus grand encore...

Comme cette vie - avec ses méandres - est lourde à porter. Comme j'aimerais aimer quelqu'un qui m'aime et savoir faire confiance à cette personne. Comme j'aimerais arriver à devenir responsable de moi-même. Comme j'aimerais faire le deuil de mes fantômes et le deuil des fantômes de mes fantômes.

Ne m'oubliez pas. Laissez-moi exister à travers votre regard.


Bande son : Springsteen - The River
Humeur du moment : grosses larmes qui me dégoulinent sur les joues

28.6.11 22:57


Chat sauvage

Oui sans doute qu'au fil de ces rencontres je me suis abîmée, j'ai dégringolé. En un an je me suis fait mal, j'ai laissé me faire mal. Peu importent leurs raisons peu importent les miennes. Je suis aujourd'hui ce que je suis devenue en un an. Un chat sauvage.

V. hier soir il me dit que j'ai l'air toute cassée, toute brisée. Ca m'a fait de la peine que qq'un puisse s'en rendre compte.

J'ai rencontré qq'un, N., il y a qqes semaines et je recule, je recule à chaque fois qu'il s'approche. Ca a pourtant l'air d'etre qq'un de bien. Peut-etre que je me dis trop bien pour moi, peut-etre que je me crois cantonnée aux tordus névrosés. Qui se ressemble s'assemble, même si je m'assemble selon le regard que je porte sur moi-même. Mais de me regarder en noir et blanc j'ai fini par devenir grise en dedans.

Ou peut-etre que véritablement il ne me plait pas mais que j'essaye de me convaincre de tenter avec lui simplement parce qu'il a l'air d'etre qq'un de bien, quelqu'un qui ne me veut pas de mal, peut-etre même qq'un qui me veut du bien. Même si les mecs te veulent toujours du bien, au début, avant.

alors je n'arrive pas à savoir s'il me plait ou non.

Tous mes copains me reconnaissent que c'est bizarre et en même teps personne ne trouve cela anormal. De ma part. A. ditque je suis un personnage hors norme et que c'en est une fois de plus la preuve. Ah.

Moi je sais pas, je ne sais rien, je continue de le voir en me disnat on verra. Tant que je garde le controle du déroulement des choses, tant que personne ne prend de pouvoir et n'exerce d'emprise sur moi, ça va. c'est plus facile de controler l'autre quand on n'est pas amoureuse, pas sous le charme.

En réalité je m'enferme dans une cage en verre en forme de sourire, je suis très sympa mais je pense qu'il doit me trouver très loin aussi. Mais on continue à avancer. Pas très vite. Je ne dirais pas qu'on va l'un vers l'autre mais peut-etre dans la même direction et se surveillant du regard. je me dis que j'ai besoin d'en savoir plus. J'aimerais bien coucher avec et je me ferai une idée ensuite.

Mais je ne crois pas avoir envie d'etre amoureuse. Pas de lui. Je crois que cela m'arrange.

Je crois que je suis tombée amoureuse de T., imperceptiblement, invisiblement, sans que je m'en rende compte. Oui encore une fois. Ou que je me suis retenue mais je n'attendais qu'un signe de sa part, qu'il me demande d'être amoureuse de lui pour obtempérer. Il n'a pas voulu faire le signe, il m'a demabdé de ne surtout pas m'attacher à lui, j'ai obéi et je n'ai pas voulu mendier quoi que ce soit d'autre. J'ai fait la fière. Avec lui ça ne sert pas de faire autrement. J'aimerais lui trouver des points négatifs mais je n'en vois pas. J'essaye d'etre agacée par son comportement alors que je voudrais tout lui pardonner. J'ai envie dele détester, j'aurais envie de lui faire savoir que je le déteste. Parce que c'est tellement faux - et c'est parce que c'est faux que je voudrais tellement y arriver.

Alors après lui je n'ai pas envie de faire une place pour quelqu'un. Et en même temps il y a quelque chose qui m'attire chez N. C'est extérieur à sa personne. Car lui il manque d'artisticité, il manque de finesse sensitive. Il est sans nul doute intelligent et intuitif mais il y a une grande différence entre lui et moi, mêem si je n'arrive pas à cerner laquelle.

Non s'il ne me plait pas, ce n'est peut-etre pas seulement pour de considérations de mon psychisme obscur. Peut-etre qu'il ne me plait véritablement pas et que je vais encore foncer m'enkyster dans une histoire qui me rendra encore plus malheureuse.

C'est vrai que c'était mieux l'été dernier qdj'ai eu mon coup de coeur pour M. C'etait bon, j'aivais des étoiles plein les yeux, j'étais épatée et enthousiaste. Ca n'a pas duré assez longrtemps. Pourquoi les gens fuient-il toujours ? Pourquoi est-ce moi qui fuis quand ce ne sont pas eux ? M. n'est pas prêt, ok il n'est pas prêt, j'ai cessé de vouloir comprendre, je suis trop occupée à me préserver, je ne veux pas courir après quelqu'un qui est dans une fuite infinie.

N. ne me plait pas mais il est là. Il ne fuit pas. Pas encore. Il n'avnace pas trop vite et il a bien raison, je sens que je suis prête à me hérisser en crachant et à fuir très vite, très très vite.

Je me demande quelle est sa tare. Il y a forcément quelque chose qui va clocher. Forcément. Mais j'essaye de rester à l'écart de tout ça pour prendre le moins d'éclaboussures. Si je dois être éclaboussée, je voudrais que ce soit par quelqu'un qui m'épate. Lui il ne me fait pas rêver, je ne veux pas le découvrir. T. a raison, quand on écoute la vie des gens et leur sensibilité on se prend à s'attacher à eux, et peut-etre à les aimer. Ce serait con de tomber amoureuse de quelqu'un qui ne me plait pas. Alors autant rester à la surface des choses et ne pas s'attacher.

Voilà, je suis méfiante et je crois que je me méfie autant de moi-même que d'autrui.


bande son : The Kingsmen - Louie Louie 

10.1.11 16:34


Le papier à cigarette

Je n'ai pas répondu. Pas encore. Ou pas tout court. Je n'ai pas envie. c'est fatiguant, fastidieux. c'est la même vie qui continue. Oui ils me fatiguent. Il y a des gens qui comptent et des qui ne comptent pas. Mais je n'ai répondu à personne.

Je ne vois que ce temps qui ets sans cessse le même, chaque jour qui passe qui en revient toujours au même. Je ne crois pas en la surprise, je ne crois pas qu'il puisse arriver quelque chose de beau. Quelque chose qui me fasse oublier mon hier et mes inaptitudes. Je ne crois pas être à même de saisir cela et m'en nourrir.

Alors souhaiter la bonne année, pfff comment faire sincèrement quelque chose en quoi je ne crois pas ? Mais je vais finir par le faire, je vais me forcer, je ne sais pas quand mais je vais etre polie et gentille, comme je le suis à chaque fois, cette fille souriante dont on dit du bien après les soirées.

J'ai par moment envie de hurler et je courbe l'échine. Je ne dis rien ou je dis autre chose.

J'ai eu peur tout à l'heure. Peur de moi. Il a fallu que je me concentre. Très fort. Me concentrer très fort pour m'éloigner de moi-même. J'ai eu peur de moi, j'ai senti que je pouvais perdrele controle sur moi, que le passage à l'acte était l'histoire d'un instant. Un papier à cigarette que je pouvais déchirer d'un coup de volant sur l'autoroute.

J'avais peur car je savais que je pouvais le faire, je m'en sentais à deux doigts, les mains sur le volant, j'avais peur car j'ai eu cette sensation que rien ne me retenait. Alors pourtant que je sais. Je roulais vite je serrais le volant je priais en hurlant dans ma tete pour que cette pensée sorte vite, je ne voulais pas le faire et il y avait ce truc qui me dérobait à moi-même. Un simple coup de volant.

J'ai changé la chaine  radio, j'ai essayé de penser à autre chose, penser à n'importe quoi, compter les voitures autour, regarder le departement sur les plaques d'immatriculation, peu importe, ne pas me laisser aller à l'instant.

J'ai repris le dessus. Mais maintenant j'ai peur de moi. J'ai peur de ce papier à cigarette si facile à déchirer, l'affaire d'un instant. Un instant où tout bascule.

Je me demande si je suis folle. Ma tête saute du coq à l'ane en quelques minutes, je suis heureuse et malheureuse en un tourbillon qui me rend dingue, je me délecte d'instants à la con pour oublier que je hais cette vie, ce monde plus fort que moi, qui m'emprisonne, ce moi-même qui m'enserre de ses grosses pattes crochues.

Non je ne peux pas souhaiter sereinement les voeux de bonne année à qui que ce soi, car je n'ai pas d'espoir, je n'en ai plus, je n'attends que fictivement, je ne crois plus à demain, je laisse les jours se renouveler, je me focalise sur certains détails pour oublier que personne en sortira vivant d'ici. Pour oublier que mes hiers me poursuivront sans fin comme un ogre sans faim mais insatiable. Que je suis prisonniere de moi-même et queques passés et que je n'ai pas la force de me libérer. Plus la force - que je n'ai jamais eue, jamais plus que survivre, ce qui etait déjà beaucoup mais pas assez.

Le spectacle des autres autour de moi me tue à petit feu. Ma différence et mes prisons intérieures. Je sais bien que les évasions matérielles adoucissent mais ne sont jamais salvatrices, car les barreaux sont à l'intérieur de moi, tellement plus durs à limer que déchirer ce papier à cigarette auquel je ne dois plus penser.

Alors non, je suis désolée de ne rien pouvoir leur souhaiter. En réalité je m'en fous, ça ne rime à rien, ça n'a aucun sens, ces rituels, ça ne veut rien dire, le temps est linéaire. Cela vous faire plaisir de poser des piquets, des balises, cela vous fait plaisir de vous rassembler autour d'un instant et le célébrer. Cela vous rassure ou je ne sais pas, vous ne vous posez pas les questions.

Je n'ai rien contre la futilité, mais associée à la superficialité, je ne vois aucun intéret dans tout ceci. Et pourtant vous avez raison (cela fait sans doute moins mal que de cohabiter avec ses démons), moi je n'arrive pas à y croire, mais vous avez raison de vous étourdir dans le quotidien sans le questionner. Le quotidien est peut-etre l'un des meilleurs opium, celui des moutons, mais les moutons sont tellement plus heureux que les gens qui ont mal.

J'aimerais me souhaiter de trouver la clef cette année. Mais pourquoi cette année. Cela ne rime à rien. Je perds mes forces aux fil des jours.

Passer à l'acte n'est pas quelque chose de raisonné. On ne se dit pas 'ma vie est un tissu en lambeaux', on ne se dit rien, c'est ça qui fait peur, la raison n'y peut rien, ce n'est pas une question de désespoir, ce n'est pas une question de trouver ce qui nous retient à la vie, ce n'est pas une question de réflechir à ce qui nous rend heureux, c'est une simple question de papier à cigarette, c'est un fragment d'instant où quelque chose se présente à soi, on ne se demande pas si on a quelque chose à perdre ou pas.

A ce moment on n'a plus rien à perdre, la question ne se pose pas. Car si elle se pose, on sait très bien que l'on a tout à perdre, même si l'on n'a rien. Je ne veux pas mourir et j'ai peur de moi-même.


Bande son : la radio
Humeur : qqes larmes, j'ai passé la soirée chez l'ami chez qui je me rendais moment de l'épisode du papier à cigarette, ça a atténué, on oublie qqes instants que l'on va mal au contact des gens qui vous voient comme un pilier. Je voudrais remonter la pente. Je ne me souhaite rien. On verra. Je m'accroche à la vie et on verra.

2.1.11 03:45


Forteresse en forme d'évasion

Je n'ai pas beaucoup été chez moi ces derniers temps, pas mal voyagé. Londres, Caraïbes, Russie, Londres... Ca fait du bien de ne pas être là. A l'intérieur de moi, j'étais moins là aussi.

Penser à ce que je vais manger, penser à là où je vais, penser à déchiffrer les caractères cyrilliques dans le metro, penser à ce que j'emmene dans mon sac, penser aux clauses à négocier avec le client, penser à ce qu'il me reste comme gel douche, penser est-ce que j'achete ce collant violet dans le metro de moscou, penser est-ce que je prends la bonne rue là, penser est-ce que je peux aller marcher sur la plage malgré l'ouragan et le vent, penser à combien ça fait en euros, penser au cadrage pour ma photo et au réglage lumière, regarder les gens, les batiments, les rues, penser à eux, penser loin de moi, ne plus penser à mes préoccupations.

Ces voyages sont bien tombés, c'était comme quand je me suis remise à lire, comme quand j'ai recommencé à aller au cinéma, ça m'éloignait de moi. Ca fait du bien de fuir, ça repose.

J'aime la neige à Prague, j'aime les -17°C à Moscou, j'aime la neige à Londres, il a beaucoup neigé en France hier et j'aime ça. J'aime ce blanc, j'ai envie d'aller en Finlande, au Danemark, en Norvège, en Antarctique, que sais-je encore. J'aimais les iles tropicales, desormais j'aime le froid, les flocons, le blanc qui nettoie tout et transforme le monde en univers enchanté.

Ce soir je suis à la maison et j'ai mangé trop de photos pour avoir envie de les trier ou les installer dans un album en ligne.

Je suis allée à un anniversaire lundi, j'ai revu des gens que j'avais oubliés, j'étais contente de les revoir, parfois je m'en fichais.

Charlotte est en couple, Machine est en couple, Bidule vient de se séparer de son mec, elle etait je sais pas où et son mec etait à la soirée. Les gens pensent à deux. Moi je pense à une seule, je suis toute seule.

Depuis que mon ex a essayé de ressortir avec moi alors qu'il a une nouvelle petite amie (''je n'ai pas de principes'', m'a-t-il expliquée), qu'il a réussi à m'embrasser, me lecher les seins mais que je l'ai empeché de descendre plus bas, depuis que j'ai été malade, que je suis tombée dans les pommes, une semaine de crises de vertiges, un arret maladie, tout ça pour un petit con, depuis tout ça j'ai été prise dans ce tourbillon de voyages et de lectures et je n'avais plus envie de croiser la vie sexuelle ou sentimentale chaotique de garçons et hommes égarés ou non.

C'était bon de regarder l'écume franger les vagues de la mer déchainée par le passage de l'ouragan, retenir chaque image de cette dentelle salée, c'était bon de ne penser qu'au vent, aux nuages et la forme de mes empreintes dans le sable, me demander si je marchais assez vite pour fuir ce chien les crocs pleins de bave, mais pas trop vite pour qu'il n'ait pas l'idée de se dire que je tentais de lui échapper et qu'il se devait donc de me poursuivre.

C'était bon de mettre ma capuche sur ma tete à Tverskaia, deux couches de pull, un jean et mes chaussettes en soie dans mes docs martens et marcher pendant 5 heures la nuit dans Moscou - Arbat, Kitai Gorod, Zamoskvorietchie, Projekt Mira - la neige les flocons, regarder les domes des cathedrales orthodoxes, me faufiler pendant les offices et faire des photos là où l'on m'en empêchait.

Je n'avais plus envie de ressentir des émotions pour ces hommes qui font mal. Je n'ai plus envie de souffrir, j'ai envie de faire les bons choix et je suis bien quand personne ne vient me reprocher en silence d'avoir envie d'amour plus que de sexe, bien quand personne ne te pointe du doigt en te suspectant d'avoir des attentes amoureuses. Comme si c'était un crime d'avoir besoin d'amour.

Alors ok moi je suis docile, je ne demande plus rien à personne, je ne demande plus d'amour, je m'enfuie en voyage et ne venez pas m'embeter avec vos sentiments alors que vous m'avez reproché d'en avoir.

Je ne sais pas comment ils font les autres. Moi je ne veux plus etre consommée, je ne veux plus donner si on ne me donne pas. Je me suis mise à l'abri, bien loin. Ca fait du bien de se reposer et ne rien ressentir. Se sentir tout blanc en dedans, comme si la neige etait tombée à l'intérieur aussi. Ca fait du bien oui. Je n'ai pas froid quand il neige en dedans.

Oh c'est vrai que j'ai bien l'impression qu'il y a un truc qui manque. Mais ça me fait tellement de bien de ne plus souffrir, de ne plus être otage de ce jeu débile du suis-moi-je-te-fuis.

J'ai failli tomber amoureuse de mon sexfriend, j'ai compris qu'il ne fallait surtout pas, il m'avait prévenue avant, je me suis enfuie, c'est ce qu'il voulait d'ailleurs, il m'a courue après, fuis-moi-je vais-te-suivre, je l'avais entendu ne pas le dire, alors j'ai fait comme si je le laissais me rattrapper, alors il s'est dit que 'c'est bon je peux arreter de courir' et il m'a laissée partir pour de vrai et parfois il me manque mais il me manque peut-etre moins que quand je le fréquentais, alors bon... 

Et donc aujourd'hui, c'est moi qui fuis, je me suis enfuie de tout le monde et je ne demande à personne, surtout à personne, de me courir après.

Sauf une personne. Malgré moi. Cette rencontre, c'est un labsus. C'est une rencontre qui m'a échappée. J'ai rencontré un garçon avec des chaussures jaunes. Malgré moi. Malgré lui. A Londres.

Nos regards se sont croisés plusieurs fois dans le metro. Il avait un look étrange mais il me plaisait. Je cherchais les défauts dans son visage et ses mains et ses cheveux, mais il etait beau et agréable, il avait une personnalité, un truc qui m'attirait et m'intriguait et forçait mon regard à revenir se poser sur lui. J'ai fini par lui sourire, son visage s'est illuminé, il s'est approché de moi, en s'exclamant "Hiii !", ma timidité est arrivée au galop et m'a kidnappée, je suis descendue du metro à Old street dans un sourire, ne surtout pas me retourner alors que j'en crevais d'envie, tout en esperant qu'il allait me courir derrière et me rattrapper. Je l'entendais chantonner derrière moi dans l'escalator, on a tourné chacun de notre coté, moi vers la gauche, lui vers la droite.

Je m'en suis voulue, tu sais, je m'en suis beaucoup voulue, j'aurais tellement voulu, faut dire. J'ai été énervée pendant plusieurs jours, la neige qui tombait n'arrivait pas à m'apaiser, le feu de bois dans la cheminée non plus, j'ai fait semblant de m'enerver contre les eurostars qui étaient annulés, mais en réalité c'est contre moi que j'étais énervée.

Maintenant c'est passé. Je me suis créée une jolie ligne de pensée bien ciselée : que c'est la beauté de l'instant qui fait la magie de l'éphémère et puis voilà. En réalité ça ne règle rien mais il faut bien que la vie continue, puisque je ne veux plus avoir mal.

Je retourne à Londres bientôt, c'est tout ce que je puis faire. De toute façons, ce garçon n'y est pour rien, il n'est sans doute qu'un prétexte. C'est tellement plus facile de tomber amoureuse d'une histoire impossible, d'autant plus que j'ai bien perçu que c'est de la situation que je suis tombée amoureuse. Pas de lui bien sur.

Voilà, je suis rentrée en France, il neige ici aussi, j'aime ça, et ce soir je pleure et ça fait du bien. Je pense à tous ces gens en couple autour de moi et je me demande pourquoi moi je n'y arrive pas. Au delà de la forteresse que je me suis créée depuis quelque mois. Je sais bien qu'avant j'ai essayé et ça ne marchait pas, je ne savais pas toruver les bonnes personnes, je suis trop généreuse, je donne trop de moi, ou pas assez, ou pas comme il faut, ou pas à qui il faut... Marre. J'ai décidé de tout reprendre et m'enfuir, garder le temps pour moi, juste moi, m'occuper de mon appart, mes lectures, mes voyages, regarder autour de moi...

Je sais bien que rien n'est règlé, mais une légère anesthésie qui donne parfois une sensation de sérénité. Combien de fois, récemment ai-je eu envie de m'exclamer que la vie est belle ! Même si quelques heures après je m'écroulais en sanglots sous le pioids d'angoisses et de fantomes. Même si je ne suis jamais dupe que les ombres rodent toujours derrière la porte, qu'il y a toujours un précipice où tomber. Mais j'ai parfois ces mouvements de joie, ces éclats de félicité, pour pas grand chose parfois, juste une onde de lumière dans ma vie, juste quand je me laisse happer par un moment de bien être. Juste profiter de quelques moments de lumière.

Ce soir, je suis à la maison, je me sens un peu désoeuvrée ou seule ou les deux et pourtant je suis contente de savoir que ces moments sont à moi. J'en ai parfois assez de courir mais quand je m'arrete j'ai déjà envie d'à nouveau hisser la grande voile.

Ici j'ai mille choses dont je dois m'occuper à la maison, mais ce soir je n'ai pas envie. C'est vrai que ce soir j'aimerais me blottir dans les bras d'un amoureux.

Mais pour cela il faudrait avoir créé une relation, pour cela il y aurait un avant et un après, et non, franchement je n'ai pas le courage de créer un avant et un après. Pas en ce moment. L'imaginer ça me suffit peut-etre assez. En ce moment, l'imagination ça me suffit. Même les mondes imaginaires j'en ai assez peu besoin en ce moment.

Je crois que ce qui me suffit en ce moment c'est mettre un pas devant l'autre, regarder autour de moi, penser à la robe que je vais mettre, penser s'il vaut mieux que je prenne l'eurostar de 16h ou de 17h, si je vais manger mon cookie à Hoxton ou à Hampstead, si je mets le reveil à 7h20 ou à 7h40 pour aller au boulot, si je vais chercher mon Dibond samedi ou lundi prochain.

Pas envie de me demander pourquoi Machin ne répond pas aux textos, pourquoi il a la phobie de l'engagement et pourquoi Bidule a besoin de sortir avec 5 filles en même temps. Non pas envie d'être emportée dans le tourbillon des névroses de ces gens qui ne veulent surtout pas faire cas des miennes.


Humeur du moment : je sais pas pourquoi je garde cette rubrique vu que de toute façons tout est dans le note. J'ai les larmes pas loin des cils et pourtant je ne vais pas mal, ej suis chez moi au calme, j'avais peut-etre une peu perdue l'habitude, à force d'etre dans un flot continur de gens, de lieux, d'actions. Alors ça me fait bizarre, ça me renvoie à des choses qui de toutes façons restent suspendues en dedans de moi. Mais qqe part je suis contente de me retrouver avec moi-même. J'aime bien quand les gens sont là près de moi, mais j'aime bien aussi quand je suis loin d'eux.
Bande son : je viens d'éteindre la radio

9.12.10 23:45


Escargot cheminant dans un puzzle de patchwork de multiples moi

Je rassemble tous mes 'moi'. Je me demande si je suis un  patchwork ou un puzzle. Ou les deux, au bout d'un labyrinthe. Oh non ce n'est pas facile de trouver le chemin jusqu'à soi. Dire qu'on pense de moi que je me connais bien ! En réalité il y a queqlues moi, et tout ce qu'il y a derrière mes moi, qui les démultiplie à l'infini et m'échappe. C'est ainsi que je peux penser une chose et son contraire simultanément. C'est ainsi que je cherche mon passé, mon passé sans mémoire.

Tu sais je suis moins mal que cet été. Beaucoup moins mal. Je pleure encore beaucoup, mais il n'y a plus cet immense mal à l'être à l'intérieur de moi, cette douleur d'exister, cette absence d'en-vie.

Je suis peut-etre doucement revenue à la vie, j'ai trouvé qqes intérêts dans le cours de la vie, des choses qui occupent, qui intéressent, tant qu'on ne se demande pas trop à quoi ça sert tout ça.

Je ne peux plus dire que je crois à demain, que je suis curieuse de demain, je me laisse porter par le cours des choses, il y a des moments qui me plaisent plus que d'autres, quand je discute avec mon assistante et qu'on rit des mésaventures que l'on croise, quand je mange des crêpes avec ma copine, quand je lis un livre qui me plait, quand j'ai des idées pour redécorer mon appartement et quand j'arrive à les mettre en oeuvre, quand je mets des vêtements qui me donnent la sensation de révéler une apparence conforme avec ma personne, cette idée que l'écorce correspond à l'arbre, et surtout choisir cette écorce, qu'elle me plaise, ressembler à l'un de mes moi, et surtout ressembler au moi auquel j'ai envie de ressembler, pas n'imoporte lequel.

Ma socialité du moment ne va guère plus loin. je n'ai plus envie de sorir le soir, plus envie de discuter avec des gens qui m'ennuient, plus envie de sourire à de sgnens auxquels je de sourire, même si je me retrouve en général à leur sourire quand même, mais si tu savais à quel point cela me fait chier, c'est la différence, avant je souriais ça me coutait et je ne m'en rendais pas compte, désormais je souris en me disant que je n'en ai pas envie.

Je passe aussi du temps à réfléchir sur mon passé et les passés de ceux qui l'ont habité, qui l'ont construit, qui l'ont creusé aussi. Je peux difficilement faire autre chose que réfléchir dessus, puisque j'ai oublié.

C'est dur de ne pas avoir de souvenirs. On opte parfois pour des modes de protection qui nous dépassent, je n'ai pas la clé pour faire marche arrière, pour ouvrir la boite à secrets et prendre ce dont j'ai besoin dedans pour nourrir ma mémoire.

On opte pour des voies qui ensuite nous dépassent. Parce qu'un petit enfant n'a jamais les clefs pour comprendre un environnement violent et se protéger des choses. Alors on fait comme on peut, et je ne sais pas si le processus est réversible. On me dit que oui, mais je ne trouve pas comment changer ce sur quoi je me suis construite, mes modes de fonctionnement, meêl ceux qui ne me conviennet pas. J'évolue mais il ya des chose, je ne vois pas, même si j'essaye de m'en convaincre, meêl si je m'en suis convaincue que l'on peut arriver un jour au bout de son propre tunnel et sortir à la lumière du jour.

Beaucoup de temps perdu à déméler ces pelottes. Je ne devrais peut-etre pas dire ça, comment puis-je dire que le temps que l'on passe à cheminer vers soi-même est du temps perdu ? Mais cela fait trop longtemps, je ne chemine pas toujours, je barbotte, je m'enlise, je m'épuise. C'est du temps perdu pour qui aspire à vivre, à être serein. C'est du temps perdu d'avoir les clefs et pas les serrures, c'est du temps perdu d'avoir les serrures et pas les clefs.

Je n'ai pas de petit-ami en ce moment. Jen'ai plus envie de me perdre. Avoir besoin d'amour o de tendresse est une chose. Mais depuis récemment il y a un mais. Je ne sais pas bien en quoi il consiste, s'il est lui-aussi de l'essence de ma propension récente à l'autisme, ou si c'est une lassituide des comportement que j'ai croisés, une protection contre la nocivité de mes derniè-res rencontres. Toujours est-il qu'il y a un mais.

A la fois je me protège des gens nuisibles, ces personnes qui jouent, ces personnes qui prennent autrui pour un pion, ces personnes qui fuient (se fuient eux-mêmes ?), ces personnes qui prennent autrui pour un objet de consommation courante, voilà je me protège des joueurs, des consommateurs, des mal-intentionnés, des paumés, des mauvaises herbes. Ne pas rencontrer c'est un bon mode de protection. Je me dis que c'est provisoire et que quand le moment sera venu, je changerai d'état d'esprit. Et parfois je me dis que le moment ne viendra peut-etre jamais, je en sais pas, masi toujuors est-il qu'en ce moment je n'ai pas envie de m'exposer à ces gens là.

A la fois, aussi, j'ai envie de nouveauté, comme un degré nouveau d'exigence, non pas dans la gradation des critères du prince charmant, mais plutot une exigence en terme de respect de moi-même et de ce que j'ai envie de vivre. Et ne sachant pas exactement qui est ce moi-même, ce que j'ai envie de vivre et comment, je laisse la machine en mode pause.

A la fois je pense que telle que je suis aujourd'hui je ne suis pas capable d'aimer de la bonne façon, c'est sans doute vain de chercher chez un amoureux un amour qui n'a pas existé et qui n'existera plus et dont je n'ai pourtant pas fait le deuil au fond de moi(puisque je n'arrive même pas à trouver ce fond), un amour que cette personne ne peut être en mesure de donner car il n'est aps de son ressort. Aujourd'hui dans une relation (a moins d'une rencontre miraculeuse avec un surdoué de la relation qui sache exactement comment doser et me permette d'apprendre ainsi le chemin), je serais perdue parmi mes moi, perdue à demander trop ou à me fermer, perdue à donner trop ou à refuser, perdue à me perdre moi-même dans et devant un autrui.

Alors non, je suis aussi bien à rentrer dans ma coquille et laisser occasionnelement dépasser les antennes. Bien sûr que j'aimerais avoir un amoureux, être aimée et l'aimer. Mais il faut trouver la bonne personne pour donner et recevoir de l'amour, et aujourd'hui je ne crois pas en ma clairvoyance en la matière, je me suis fermée à la chose, je crois que je suis trop occupée à être moi-même, occupée à démeler mes moi.

C'est quand même difficile d'admettre que la réalité n'est pas à la hauteur de ce que la vie pourrait être. C'est Camus qui faisait dire à Caligula que les hommes "pleurent parce que les choses ne sont pas ce qu'elles devraient être". C'est de cela qu'il faut faire le deuil, de ce que la vie aurait pu êter et dont on a conscience, mais qu'elle ne sera jamais plus. Et c'est dur et douloureux.


Humeur : encore qqes larmes
Bande son : Elliott Smith - Son of Sam (cette chanson m'émeut, cet artiste m'émeut aussi)

22.10.10 23:21


Cette contrée

Topaze est arrivée au bout du chemin. Topaze a mal à la vie. Topaze n'y croit plus. Topaze ne rit plus. Moi non plus. 
 
Je ne sais pas où on va quand on n'a plus nulle part où aller. Quand on n'a plus envie d'aller quelque part. Quand on est mal, si mal en dedans, et que personne ne doit ni ne peut savoir.
 
Je ne sais pas si l'on revient de cette contrée où je suis arrivée. Je ne sais pas si l'on va au-delà de ces terres, de ce mur. Je ne sais pas si j'ai envie de savoir. Je reste là car chaque jour me traine à celui d'après, j'arrive à m'accrocher à n'importe quoi, n'importe quoi qui me fasse oublier, le temps d'une seconde où j'en suis. Un regard, un objet, une idée... que j'érige artificiellement au rang d'envies, que je prends comme des envies dont la seule fonction est en réalité de me tenir en vie. 
  
Je lache prise peu à peu, je perds peu à peu tout ce qui me permettait de tenir debout, les tuteurs que je m'étais créés. Alors que j'avais cru commencer la sortie du tunnel il y a quelques mois.  
  
Je n'arrive plus à m'émerveiller, ma vie est une succession de points, une succession de petits moments qui me font oublier le reste, une succession de petits oublis.
 
Je crois qu'il est trop tard. Qu'on ne revient plus de là où je suis. J'ai peur d'avoir franchi la frontière sans me rendre compte. Ou être tout près, trop près. Je ne sais pas ce qui pourrait me réveiller, me raviver, me rattrapper, me redonner l'envie, la vraie, pas ces sourires d'oubli.
 
Il y a même des jours où je n'ai plus peur de la vie et de ses angoisses, que j'ignore en réalité pour ne pas me transformer moi-même en angoisse béante.
 
Je ne pensais pas que j'arriverais là. Je pensais que j'étais forte. Je ne pensais pas que si je devais arriver là, ce serait aujourd'hui. 
 
Je ne sais pas ce qu'il va se passer. Je sais juste que ça ne va pas bien, que je ne crois plus en l'intérieur ni en l'extérieur.
 
Bande son : aucune
Humeur : plus de couleur, encore des larmes
 
13.8.10 16:12


Perte d'envies (et autres abandons)

Je me fais porter par les jours, l'un m'apporte au suivant. Je sais qu'il y aura du nouveau ou rien, chaque jour, inexorablement, toujours pareil au final.
 
Chaque personne est un phare, il n'y a plus que ça, je fais dépendre mon quotidien de ces gens que je croise. Sans eux je en suis plus rien, j'ai perdu ma substance, ou plutot elle n'a de sens que face à autrui. 
 
Je ne trouve plus d'envies, si ce n'est celles du regard d'autrui, dont je ne sais si je m'en nourris ou si je m'y appuie comme autant de béquilles de fortune - ma fortune.
 
Je n'ai jamais été ainsi. Je crois que c'est l'instinct de survie qui m'a tenue pendant 10 ans et aujourd'hui où je commencerai à arriver au bout du tunnel, aujourd'hui où je serais plus stable dans ma peau, où j'aurais plus de recul, tout fout le camp.
 
Je suis dépendante. Autrui-addicted. En soi, tu vas me die, c'est normal, c'est bien d'avoir besoin des autres. Mais non, au point où j'en suis je sens qu'il y a un truc qui ne tourne pas rond. Je ne peux plus vivre sans les gens, sans l'existence de leur regard. Je ne sais pas bien l'exprimer, j'ai besoind e penser à quelqu'un, besoin que quelqu'un pense à moi. Un besoin viscéral, san,s quoi je sombre. Ce n'est pas normal. Pas à 35 ans. Pas à un moment où je me félicitais d'arriver enfin à prendre ma vie en main.
 
Ce n'est pas facile de faire le deuil de ce qu'on a jamais eu et qu'on aura jamais plus.
 
Je suis désarmée en ce moment, désarçonnée aussi. Un jour je suis au top, heureuse et tout et tout, je me dis que la vie est belle et le lendemain je suis au fond du gouffre en proie aux démons les plus variés. Aujourd'hui ça ne va pas.
  
Qu'ai-je à offrir à autrui ? quelle personne sensée voudrait passer du temps avec moi, vivre des choses avec moi ? Je me sens sur la dérive. Je me doute que les autres vies ont leurs angoisses, que les gens sont souvent dans la merde et que leur fouilli est peut-etre plus enfoui. Je suis peut-etre plus consciente que les autres, mais la conscience ça rend vulnérable.
 
je suis consciente de sourire alors que je vais mal en dedans. Tu ne sens pas ce décalage, quand ils disent 'oh topaze, elle est super sympa, avenante, drôle, elle a un de ces sourires cette fille, el t une gaïté de vivre'... Et le pire c'est que je l'ai cette gaïté de vivre, cette facette existe vraiment mais en ce moment je la vis comme un apparât social.
 
J'ai besoin de plaire. Toujours ce besoin des autres, et leur regard. Besoin de séduire pour ne surtout plus être abandonnée. Tu parles d'une problématique.... Et j'en ai tellement marre de séduire, j'en ai marre d'être ce que je me suis forcée à être pour survivre.
 
Je n'arrive plus à trouver d'envies. Tu comprends ? C'est affreux. A part les gens, juste envie de de leur regard, leur pensée, leur existence près de moi, pour m'éviter de sombrer. J'ai parfois envie d'être amoureuse. Je croise une personne qui me transporte, je m'emporte, j'ai l'envie d'y croire, puis la vie me rattrappe. Diverses raisons, là n'est pas la raison.
  
Si on arrivait à se rapprocher, j'aurais envie de lui proposer de partir plonger ensemble. Plonger ça me ferait du bien. Je ne veux plus partir seule.
 
Je ne veux plus voyager. Seule ça ne m'intéresse plus. 'Tu ne pars pas en vacances cette année ?'. Non. J'ai besoin de vivre les choses à deux désormais, si je ne peux pas partager, ça ne m'intéresse pas. Après est-ce que c'est vraiment un besoin de partage, ou juste un besoin de présence ?
    
Ohhh, je sais bien que les autres ne se posent pas ces questions. Ma copine dit qu'elle n'aime pas partir en vacances seule un point c'est tout. Elle ne s'encombre pas de savoir pourquoi. Moi je me pose les questions. J'ai besoin de savoir pourquoi je suis dans tel ou tel état. Après je ne suis pas nécessairement plus avancée, enfin j'en sais rien.
  
Est-ce que je suis heureuse ? Par moment oui, d'autres moments non, mais quand je regarde à quoi tiennent ces moment de bonheur, je ne peux que me dire que je ne suis pas heureuse, ce n'est pas ça la sérénité, la félicité, non ce ne sont que des pansements. C'est toujours ça de pris, tu me diras. Un peu de force pour aller jusqu'au jour d'après, un peu de quoi oublier la douleur, oublier d'entendre les démons, un instant.
 
J'ai tellement de choses à combler. Je ne veux pas de superficialité, ces rencontres rapides où l'on sourit, et les gens veulent ensuite croire qu'ils peuvent être virtuellement amis avec toi sur tel ou tel réseau. trois mots échangés et quelques sourires, je peux donner ça à n'uimporte qui, je ne te donne rien quand je te donne cela. Ma substance c'est ici que je l'ai posée. Ma richesse, c'est ce qui vient du fond de moi, c'est ce que je donne avec confiance, c'est ma confiance, c'est la seule richesse que je peux te donner. Et aujourd'hui je suis presque prête à brader cela, tellement je souffre d'être perdue, tellement je souffre d'avoir tout gardé pour moi. Gardé quoi ? Je ne sais pas, je ne sais pus, je ne me souviens pas avoir su..
 
Les choses de la vie sont tellement précaires. Je ne sais plus en quoi croire. J'en suis venue à ne plus savoir croire en moi. Je doute je doute de tellement de choses. Quand j'écris cela va un peu mieux. Je pleure beaucoup là, en écrivant. Mais ça me fait du bien, d'écrire, je ne pense pas au reste pendant que j'écris, je joue un petit peu avec les mots, je jongle avec eux, une façon de jongler avec mes démons, me laisser prendre à ce jeu, presque m'en amuser, en pleurant, les regarder à travers mes larmes, et oublier à quel point j'ai mal, derrière ces larmes qui coulent sur mon clavier.
 

Bande son : Carl Barât - France
Humeur du moment : larmes et mal à la tête
2.8.10 15:52


Intérieurs, extérieurs, et reliefs

Tu vois, quelque part, je crois que c'est juste l'histoire d'un petit chat qui vouait qu'on l'adopte. tu peux remplacer chat par d'autres choses si tu le souhaites, le concept principal n'est pas là.

J'avance beaucoup en dedans, J. trouvais ça joli hier quand je parlais de mettre mon extérieur en adéquation avec mon intérieur (et vice versa), mon chez moi qui est le prolongement de mon moi dans le monde extérieur. J'avance beaucoup mais je pleure encore beaucoup, j'ai beaucoup de peine, je crois que ça n'en finira jamais, même si j'arrive en ce moment à prendre un peu de hauteur.

J'ai l'impression d'avoir passé les dix dernières années dans un tunnel, à prendre chaque jour comme une liane pour aller au prochain, survivre.

Je n'écris plus ici, j'en ai sans doute moins besoin (ou peut-etre que j'oublie ce besoin, que je suis lassée de ces mots), peut-etre que ça va mieux, peut-etre que j'ai besoin de ne plus tourner en rond, après avoir fait le tour de moi-même, prendre la route, avancer plus loin. Mais parfois encore j'écris.

En ce moment je suis perplexe devant ces suites d'évênements qui montent et qui descendent, cette vie dont les reliefs n'en ont plus, la vie qui n'est rien d'autre que du relief, sans sens, je ne vois rien qui transcende les reliefs alors bon. C'est ça ma préoccupation.

Et mon occupation, c'est mon chez moi (qui me préoccupe d'ailleurs aussi, tout autant consitué de hauts et de bas).

Pendant longtemps ma priorité ça a été de trouver un petit ami, de combler plein de choses, de courir tête baisée au devnat, en me posant plein de questions, mais pas toutes.

Aujourd'hui j'ai l'impression que c'est différent. J'ai besoin de trier le passé, il va me falloir des années pour ranger la vie des autres d'avant afin de faire de la place pour la mienne.

Mais j'ai pris le taureau par les cornes. Il y a plein de choses dont je comemnce à parler aux gens, je commence à songer à laisser entrer des gens chez moi, c'esy pour cela que je veux que mon chez moi me ressemble.

J'ai beaucoup avancé d'un coup, un déclic préparé par une multitude de petits pas en avant, je crois que chaque expérience prépare celles d'après et qu'on arrive qqe part dans sa vie que parce qu'on est passé par plein de petits et grands brouillons avant et que ce quelque part est lui-même le brouillon de la suite, je ne sais pas si ça s'arrête un jour, je sais juste que je vais devoir passer des années à nettoyer la vie de ceux qui m'ont déposée dans ce monde.

J'ai peut-etre un tout petit peu plus de recul, d'alternatives, mais je me cogne tellement souvent encore dans les murs, dans les portes.

Je ne trouve pas cette vie très drôle au final, beaucoup trop répètitive, je ne suis plus surprise par la vie, par les évênement parfois, mais par le cours de la vie jamais, je sais toujours qu'il y a une chute après un sommet et qu'il y a un sommet après une chute, puis une nouvelle chute et ainsi de suite.

C'est pour ça au jour d'aujourd'hui, je m'occupe, je trouve de l'intérêt dans des distractions, des amis plus ou moins, des moments, des curiosités. Et puis - surtout - cette activité d'appropriation de mon chez moi.

Je pense que cela a du sens, qu'il ne peut en sortir que quelque chose de meilleur pour moi, je crois que ça correspond à un besoin, le besoin de nettoyer la merde de ceux d'avant pour avoir peut-etre un jour une vie propre pour moi. S'il n'est pas trop tard quand j'y arrive. J'ai 35 ans j'ai l'impression qu'il fait déjà tard et que beaucoup trop de choses sont irréversibles.

J'ai perdu beaucoup de temps, mais je crois que c'était indispensable - peut-etre. J'ai fait comme j'ai pu pour sauver ma peau. Je ne suis pas heureuse tous les jours mais par moment j'ai des bouffées de bonheur et de liberté. J'ai sauvé ma peau pendant quelques années, je suis toujours là.

Je n'ai pas toutes les clefs mais je vois mieux ce qui ne va pas, ce qui est sale, ce qui manque, ce qui est en trop. Ce n'est pas facile pour moi, il y a beaucoup de tri à faire.

J'ai fini par mettre entre parenthèses l'idée de construire un couple ou une relation ou autre chose, hormis me construire moi, faire le tri et construire ma vie à moi en commençant par les fondations et non pas par les tableaux qu'on accroche aux murs pour faire joli.

Car ausssi stable et équilibrée et gaie que les gens puissent me croire autour de moi, ils ne savent pas que j'ai mal, ils ne savent pas d'où je viens, il ne savent pas les passés que je traine ds mon baluchons.

Oui je pleure beaucoup encore, oui je ne suis pas toujours heureuse. Mais quelque chose a changé.


Bande son : Angus et Julia Stone - A book like this

19.7.10 17:02


De la valeur

J'aimerais que cette histoire-là, elle marche.

Oui je sais bien que j'ai peut-etre dit ça à chaque fois, je sais bien que cette fois je le pense peut-etre un peu moins que d'autres fois, je sais bien que j'ai peur d'y croire à force d etomber, je sais bien qu'on ne part pas vraiment gagnants. Mais j'en ai assez des échecs.

Tu vas me dire "je vois pas pourquoi cette fois ça marcherait plus que les autres", et je vois bien, certes, qu'il y a des raisons pour que ça ne fonctionne pas.

Mais j'ai envie que ça marche quand même. Et si je ne parle pas pas de tout ce qui pourrait bien se passer dans cette relation, si je me mets des oeillères pour éviter de voir tout ce qui me plait et pourrait me plaire encore plus chez lui, c'est avant tout parce que j'ai peur, et que je ne veux plus me mouiller qd je sens que l'autre en face reste sur la jetée.

J'ai bien essayé de m'ouvrir dans les mails qu'on s'échangeaient, mais plus je parle de moi et moins il parle, il eut peut-etre mieux valu que je continue à lui dire que ses messages étaient déplacés, au moins là il me parlait de lui et ouvrait son coeur avec qqe chose qui s'apparentait à de la sincérité.

J'ai bien vu que quand j'essaye de parler de choses qui puissent avoir à votre trait à l'intériorité de chacun de nous, il s'opacifie, alors pourtant que c'est lui qui s'ouvrait le premiere soir et qu'on a parlé de heures.

J'ai bien vu que le sexe nous réuni, que cela permet de se partager l'un à l'autre sans dévoiler son intimitmité du coeur, et j'ai bien vu que passé les premiers jours on a basculé dans cette facilité, et j'aimerais être autre chose que cet objet-là.

Je sais ce que tu te dis, parce que je me dis ma même chose, que ça ne part pas très bien tout ça, pour un début ce n'est pas très encourageant. Même si au moins cela évite de s'impliquer tête baissée trop vite.

Non mais ce qu'il y a, c'est que quand je lui ai dit que ses messages étaient déplacés, et bien il a rectifié le tir. Puis quand j'ai voulu le quitter vendredi dernier, il m'a rattrappée. Et aussi ce que D. m'a dit, qu'il m'avait repérée à cette soirée de janvier, qu'il lui a dit qu'il me trouvait très jolie, qu'il s'est débtrouillé pour me recontacter ensuite. Que tout cela témoigne d'un intérêt certain. Il y a qqes moments de calin, dans les bras l'un de l'autre, de jolis ébats sexuels. Somme toute peu de chose, puisqu'il ne me laisse pas accéder au reste, mais quand même quelques indices qui me donnent envie de ne pas m'empêcher d'y croire même si j'ai quelques réticences face à ses propres réticences.

Comme me disait AT : on ne fonce pas tête baissée quand on devine qu'il y a un mur devant.

Je pense qu'il y a quelque chose qui pourrait naître (s'il n'est pas trop tard, et s'il veut bien avnacer un peu avec moi). Mais il y a celle d'avant. Cette histoire dont il me dit qu'il voulait "faire sa vie" avec cette fille. Il s'est bcp épanché vendredi soir sur tout ça, il a encore besoin de parler, je n'étais sans doute pas la bonne personne à qui dire cela mais je l'ai laissé faire - ça ne me gêne pas à un niveau personnel. Je me suis juste dit "quelle place y a-t-il pour moi maintenant près de lui, après cela ?". J'ai voulu poser la question et je n'ai pas osé. Et maintenant ça me semble un peu tard, de remettre lourdement cela sur le tapis.

J'ai parlé avec D. ce sori, j'étais contente car on parlait ouvertement. Il m'a effectivemment parlé de cette histoire d'avant, cette fille à laquelle mon nouveau boyfriend était (ou est peut-etre encore, malgré l'animosité dans ses propos qui ne sert qu'à tenir à distance une trop forte attirance) très attaché, et qui'l a bcp morflé à la rupture. Comment puis-je avancer dans cette histoire en fermant les yeux sur cela ?

Il m'a rattrapée vendredi soir, mais est-ce que je ne vais pas me faire larguer dans les jours qui viennent, c'est trop dur de s'ouvrir à quelqu'un d'autre, de donner à quelqu'un d'autre. Je ne veux pas que cette histoire ait l'odeur d'histoires que j'ai trop souvent connues. J'en ai marre de ces mecs qui flashent sur moi, ne peuvent pas attendre et m'effacent au propos de leur ex dont le spectre hante leur mémoire et leur présent.

Je m'attends à tout moment à recevoir un appel m'indiquant qu'il ne se sent pas prèt à vivre une nouvelle histoire et qu'il ne veut pas me faire souffrir, qu'il sent que j'ai des attentes et qu'elles sont légitimes mais qu'il ne se sent pas à même de les satisfaire. C'est fou comme je les entends déjà ces mots, comme si je savais déjà à l'avance. C'est que je les ai déjà vécues ces situations. Je me dis que peut-etre cette fois ce sera différent, mais pourquoi cela le serait-il ?

Je te concède que ça ne part pas très bien, tout cela. Mais je vois qqes actes et je me dis qu'il doit un petit peu y avoir quelque chose pour qu'il vienne me chercher ainsi (comme il a dit un je-ne-sais-quoi qui l'a intrigué et lui a donné envie d'en savoir plus) et se débatte un tout petit peu qd je veux tourner les talons.

Est-ce que ça existe une histoire où les choses ne sont pas compliquées ? J'aurais aimé que ça devienne comme ce que notre première longue soirée à discuter pendant 8h toute la nuit, laissait augurer. Je me doute que si ça ne lui plaisait pas tant sexuellement, ce serait déjà fini et je me demande combien de temps on retient un homme avec le sexe et qu'est-ce qu'on arrive à obtenir avec cela.

Tu sais, J. me manque bcp, moi c'était lui l'homme de ma vie, malgré deux ruptures et divers coups bas, c'était lui que j'aimais et que je garde encore quelque part dans mon coeur, même si c'est vraiment fini et que je tracerai longtemps le trait. Je veux aller vers autre chose aujourd'hui, et cela n'efface en rien le passé.

Mais pourquoi moi je ne suis jamais celle qui brille pour un homme, je veux dire au-delà de l'éclair de lumière dont J. m'a auréolée pdt qqes mois avant de détaler au motif que ça fait peur d'aimer. Pourquoi je ne suis jamais celle pour qui un homme reste ? Pourquoi je ne suis qu'un objet de conquête ?

Tu sais j'ai besoin d'amour, je veux bien jouer le jeu selon les règles et attendre un peu s'il le faut, mais je voudrais que ça marche. J'aimerais que les choses soient évidentes et simples, tu sais bien que la difficulté ne me fait pas peur et que je n'ai plus rien à prouver à cet égard, moi le ptit chwal dans le mauvais temps. Je voudrais juste que ça marche. Je voudrais me poser enfin. Je voudrais être reconnue. Je voudrais exister pour quelqu'un, avoir de la valeur pour quelqu'un.


Bande son : les petits sanglots, tout petits qui accompagnent mes larmes.
Humeur du moment : Ca fait du bien de pleurer, ça fait du bien d'écrire, ça fait du bien de savoir que j'ai encore mon 'ici' et qu'à chaque fois que j'ai cru partir d'ici je suis revenue, mon nid que j'ai créé toute seule. Les seules choses belles que je sais faire, ce sont celles que j'ai apprises seule, que j'ai créées seules.
Humeur du moment : ce soir j'aimerais avoir un amoureux qui prend dans ses bras et me dise que je ne dois plus m'inquièter. Mais si cette personne là était là ou même existait, je ne serais pas là à pleurer

 

9.5.10 23:43


Les clefs et la pince à linge

J'aimerais avoir les clefs. Les clefs de mon enfance qui ouvrent la serrure de mon aujourd'hui. Et les clefs qui me permettent de vivre avec autrui, coexister, cohabiter, covivre, arriver à naviguer avec et parmi autrui.

J'ai à peine commencé une relation il y a une semaine que j'ai déjà voulu m'enfuir. Trop peur que l'on se joue de moi, trop peur que l'on m'abandonne, trop peur d'être insignifiante, trop peur de je ne sais pas, peur de ne pas y arriver aussi.

Mon texto a claqué la porte et lui il m'a rattrapée avec son téléphone. On a parlé, j'ai montré du bout des lèvres les incohérences dans ses actes, tout ce qui tourmente mes doutes, ce qui fait dresser les antennes de mon intuition et m'empêche d'être en confiance avec lui. La seule chose qui m'a un peu apaisée, c'est qu'il se donne la peine de me retenir.

Maintenant, j'ai l'impression d'être un vêtement suspendu à un fil par une pince à linge. Ca tient à peu de chose, tu vois. Je me sens inerte et inapte. Je ne suis pas sûre de valoir (et vouloir) une relation en ce moment.

Je sais qu'il faut du temps et je suis impatiente. Que veux-tu.

Chaque relation projète sur l'écran de mon aujourd'hui les images invisibles de mon hier. Mes inaptitudes qui font écho à ce que j'ai absorbé de mon environnement quand j'étais petite. Je voudrais vivre, passer à travers l'écran. Il me manque le mode d'emploi, de la vie, des autres, voire de moi-même, et si j'ai peur de prendre le risque d'avancer sans connaitre les règles c'est que les risques j'en ai dejà tellemnt pris, je n'ai pas pris les bons, j'ai barbotté dans les méandres d'autrui sans doute pour mieux barbotter dans les miens. 

Je me débats, tu sais. Enfin je me suis débattue, plutot, je me suis débattue méthodiquement, j'ai tenu à bout de bras mon ancienne relation pour l'empêcher de se noyer, j'ai été celle qui a les certitudes, et c'est une position bien plus confortable qu'être celui qui doute. J'ai appris à déchiffrer mon moi-même mais il me manque des clefs. Des clefs pour ne pas revivre sur le même mode une histoire que je ne connais pas, l'histoire dans laquelle j'ai grandi, en en absorbant les vices en silence. Je ne sais plus où chercher, j'ai peur de chercher, chercher une aiguille dans une botte de foin, j'ai peur de ne pas trouver tout autant sans doute que de trouver.

Je crois que je suis en retard. Je crois que j'ai très peur. Je crois que j'ai envie d'avoir un amoureux mais que je n'ai plus envie de faire les efforts, je ne veux être celel que j'ai été pendant un an à ramer avec abnégation dans une barque dans laquelle mon partenaire regardait son nombril. Je l'aimais, tu sais, j'y croyais, je le comprenais, on avait ce truc au fond de nous qui nous rapprochait, ces deux enfants perdus au milieu d'uen forêt en pleine nuit..

Aujourd'hui c'est une autre relation, avec d'autres modes de fonctionnement, c'est une autre personne, que je ne cerne pas, une autre personne dont j'ai peur car se crystallisent sur elle mes échecs passés. Je n'ai pas confiance. C'est un bien mauvais départ, n'est-ce pas ? C'est pour ça que j'ai voulu m'en aller, je pensais être insignifiante pour lui, je ne voulais pas rester à l'attendre, ça ne rime à rien d'attendre qq'un pour quelques miettes d'intérêt de sa part. Je pensais qu'ayant fait l'amour avec lui, il avait eu ce qu'il voulait, et qu'il comptait recommencer uniquement parce qu'il avait été satisfaite de la prestation. Je ne sais pas où il veut en venir et moi j'ai tellement peur de me faire duper ou abandonner ou même les deux successivement.

Je ne sais pas où sont les clefs pour apprendre à aborder tout ceci de façon sereine. Je ne sais pas comment elles font les autres.

Cette relation a débuté de façon bien bizarre. Est-il raisonnable de commencer une histoire avec qq'un quand le spectre de son ex s'incarne vraisemblablement dans son quotidien. Je ne sais pas comment etre déterminée quand je n'ai pas de signes en face. Je ne sais pas pourquoi il a pris sa pince à linge ce soir, je ne sais pas ce qu'il me trouve, des filles jolies et pas connes il y en a plein d'autres, pourquoi moi ?

Est-ce que je ne serais pas mieux dans mon antre à regarder le monde tourner en rond de loin ?

J'ai préféré m'enfuir plutot que devoir rencontrer un echec encore une fois. Je n'ai pas envie de lui expliquer pourquoi, je n'ai pas envie de montrer mes craintes et mes carences, je n'ai pas envie de montrer que je n'ai pas confiance en moi, pas confiance en mon aptitude à être aimable ni en mon aptitude à pouvoir vivre une relation.

J'ai l'impression qu'avec cette discussion il a interverti les roles. C'etait lui qui n'était pas présent dans la relation, et c'est moi qui me trouve face à mes carences. Lui il part du postulat qu'il a vécu une relation importante avec une rupture difficile et qu'il n'est donc pas à même de s'impliquer à fond pour l'instant. Et moi je n'ai pas posé les règles, suis conne, je n'ai pas osé poser mes propres besoins, moi je n'ai pas dit que j'avais besoin de quelqu'un de présent, je me suis juste risquée ce soir à dire que j'avais besoin d'être plus "enveloppée" par ma relation.

Je crois qu'on est pas sur la même longueur d'onde. C'est pour ça que j'ai voulu m'enfuir. Et pourtant je me dis que voilàà peut-etre là une voie pour ne pas être dans un schema fusionnel qui asphyxie. C'est pourtant tellement confortable le fusionnel - même si jusqu'à maintenant de ce que j'ai vécu je n'ai pas vu que ça fonctionnait. Enfin là, entre ce qu'il me donne à vivre et le mode fusionnel, y'a juste un monde.

Je ne sais pas pourquoi il m'a rattrappée. Je sais pourquoi j'ai accepté de ne pas continuer à m'éloigner. Ce n'est pas parce que je crois en cette relation, c'est parce que j'ai eu une maigre preuve qu'il n'était pas encore prêt à m'abandonner.

C'est aussi basique que ça. Enfin pas très basique non plus, puisque ça fait 35 ans que je me débat avec cette problématique, fourrée parmi d'autres problématiques, et que je n'avance pas tellement, juste je vois parfois un peu plus clair. Mais les clefs, putain les clefs, non je ne les ai pas, et je n'ai pas non plus la stabilité pour avancer mon bonhome de chemin sans faire cas de l'autre tout en naviguant dans une relation. difficile danse que l'adaptation à l'autre dans une relation, tout aussi difficile que l'adaptation à soi-même.

Je remarque quand même que je rencontre parfois des personnes avec lesquelles les choses coulent plus de source. Ici j'ai préféré m'enfuir, je me dis qu'il vaut mieux partir quand l'évidence n'est pas là. Si la confiance n'est pas évidente, je sais que cela peut parfois prendre du temps et qu'elle vient doucement. Mais si l'évidence n'est pas évidente, est-ce bien utile de continuer ?

Je suis peut-etre aussi restée un peu par curiosité.

Mais est-ce que les raisons pour lesquelles je reste me donnent plus de clefs pour comprendre ? Me comprendre moi-même ?


Bande son : the Hot Rats - "Love cats"
Humeur : bof, je suis assez douée en montagnes russes depuis quelques temps, je passe du rire aux larmes à une vitesse folle. Et puis tu sais, en dessous de tout ce que je racnte, il reste quand mmême J. dans mon coeur, malgré tout ce qu'il s'est passé, malgré tout ce qui n'est plus viable entre nous, il garde une place, parmi qqes cadavres d'espoir

 

8.5.10 03:14


Désarroi et Kaléidoscope (Fraicheurs, stratégies, envies et tant d'autres crystaux)

Je me suis refermée et je n'aime pas ça.

Je fais como si nada parce que je me raccroche à qqes équilibres, mais au fond je sens bien ma cérébralité galoper pour tenter de construire ce mur de grosses briques qui va protéger mes sentiments des bourrasques de négligences, névroses et intérêts personnels d'autrui (quand ce n'est pas ses jeux).

Je vois cette fille qui parle avec fraicheur et douceur de ce qui l'émeut la touche, comme autant de signaux, et moi je n'arrive plus. Même si j'ai échangé qqes mots avec elle et qu'elle me trouve hypra cool et ouverte et sympathique d'avoir échangé qqes mots avec elle, d'avoir été un peu généreuse avec elle, pas grand chose, mais sans doute trop rare. C'est peut-etre la dernière fois, c'est peut-etre parce que j'ai senti que là on ne me ferait pas de mal. C'est peut-etre plein de choses, mais c'est surtout isolé.

Moi désormais je construis mon mur et quand j'en laisse dépasser les yeux c'est pour jeter un regard de défiance, c'est pour laisser trainer un regard de méfiance - au delà de ces quelques rares personnes à qui j'ouvre un petit peu de mon univers, peut-etre un petit peu plus depuis quelquers temps, peut-etre parce que j'ai avancé un petit peu à l'intérieur de moi ou peut-etre parce que j'ai besoin de partager un peu plus, ou juste d'écopper le trop plein. Je ne sais pas. Juste quelques ami(e)s, juste de quoi garder les yeux ouverts encore un peu, juste de quoi tenir en équilibre au dessus du vide malgré mon univers qui vascille à chaque pas.

Ensuite, tu sais c'est encore un peu cette histoire de plumes. Qui mettent du temps à repousser. Moins blanches. Moins douces. Avec lesquelles on vole moins haut. Même si la métaphore s'accorde assez mal avec celle du funambule. Mais on s'en fout, hein, on peut bien passer d'une image à l'autre, les gens nous font bien passer d'un état à l'autre, sans préavis. Et le cours des évênements de la vie, pas de préavis non plus.

Bref, j'ai vu cette fille qui semble si fraîche, si nue dans l'expression de ce qui l'émeut, j'ai eu l'impression de me voir moi il y a qqes années avec mes idées pleines de rêves, moi après m'être reconstruite qqes fois déjà, et qui - pendant certains temps au moins - parlais pourtant d'amour avec la spontanéité et la luminosité de ceux qui y croient.

J'aimerais encore être dans cette fraîcheur, ne pas avoir à me poser ces questions sur le cheminement de untel ou untel, ne pas avoir à anticiper les coups, ne pas avoir à constamment devoir écouter mes antennes pour apprendre à déceler le sens du vent et esquiver les coups.

Aujourd'hui, autour de moi je ne vois que stratégie chez autrui, je ne vois que des gens qui calculent, qui dominent pour ne pas être dominés, des gens qui ne pensent qu'à prendre et qui n'aiment pas donner, des gens dont j'ai du mal à concevoir qu'ils soient heureux. Ca roule, certes, mais quelle authenticité ?

Et moi quelle authenticité je peux avoir dans ce monde ? Est-ce que je dois faire comme eux, jouer au stratège pour amener qui je veux et comme je veux dans ma toile ? Et après ? On ne peut pas jouer un jeu toute sa vie, même si c'est ce que l'autre en face attend de toi.

Je ne veux pas être prise dans une mécanique fausse, mais j'ai l'impression quand je regarde autour de moi qu'il n'y a que le faux qui fonctionne.

Alors moi je ne sais plus quoi faire, ni avancer ni reculer, mais les deux à la fois, et j'oscille entre sur-joie et sur-tristesse, d'un extrême à l'autre.

Je voudrais arriver à me définir face à moi-même avant tout et je crains que jusqu'ici cela ne se fasse que par le truchement de l'autre, l'autre et son regard, l'autre et sa putain de subjectivité - cette subjectivité qui enchante et qui emmêle mes neurones et le reste.

Je voudrais arriver à Être sans cette indulgence flexible dont je me suis si souvent nimbée, arriver à me poser et dire - sans avoir à le dire - que c'est comme ça et pas autrement, et plaire  non pas parce que je m'applique à plaire, mais simplement plaire parce que ma personne, mon être, rencontre une subjectivité qui se trouve précisément vouloir rencontrer la mienne.

J'en ai peut-etre assez de tous ces trucs de séductions, ces schémas confus, ces gens qui font défiler autrui comme on zappe sur une télé, ces gens qui avalent mais ne se nourrissent plus.

Je suis pressée et pourtant j'ai besoin de temps. Ou plutôt le contraire. J'ai besoin de temps et pourtant je suis pressée.

J'ai besoin de temps parce que j'ai peur et parce que plein d'autres choses. Et je suis pressée parce que j'en ai assez d'avoir été patiente, parce que les couleuvres que j'ai avalées j'ai besoin de les laisser glisser dans l'oubli, parce que j'ai besoin d'oublier, sauter les étapes, juste parce que si je n'ai pas trop attendu, j'ai au moins laissé filer trop de temps et il y a un gouffre qui se creuse, je ne sais pas si l'on peut encore trouver une passerelle.

Je crois que je perds la confiance en l'autre et je ne suis pas capable de me remplumer avec le stemps que je gagne pour moi.

Il y a deux mécanismes qui me tirent chacun en sens contraire. D'où mes sautes d'humeur, mes attentes imcomblables envers autrui et mes syndromes d'huître nombriliste, mes clowneries à faire wonder woman entre mon slim gris et mon jean bleu et pleurer qqes heures après à me demander quand je vais finir par devenir complètement dingue. 

Quelques éclats de rire partagés aujourd'hui (j'aime rire, tu sais, j'aime beaucoup cela), quelques lumières, quelques moments de joie, purement symboliques, purement minimalistes, ce nouveau jean, cet autre nouveau jean, cet album livre photo dont je viens de finir la création et dont je suis fière fière fière, mon image qui me plait dans le miroir (c'est tellement doux de combler l'estime de soi - d'une façon ou d'une autre), quelques mots gentils entendus de qqes bouches, qqes regards, rien de nécessairement tangible juste qqes moments qui me donnent envie d'aller jusqu'à l'instant d'après, qqes moments dont je me nourris, somme toute.

Je ne sais pas comment ils font les autres. Comment ils font pour se complaire dans cet égoïsme implacable qui s'infiltre partout comme une tempête de sable sans fin, comment fait leur ''entièreté'' pour s'en accomoder, pour jouer le jeu de la stratégie, admettre qu'ils jouent et qu'autrui est un pion, supporter sans broncher la mascarade de ce systeme.

Moi la dernière fois que je n'ai pas bronché, c'est mon corps qui a choppé une bronchite. Trois semaines, fièvre, surinfection et arrêt maladie à la clef, tout ça pour un chagrin d'amour sur lequel j'ai cru que je pouvais passer outre. Ca se passe de commentaires. (donc OK, maintenant je pleure consciencieusement).

La vie peut être si belle mais ce monde n'est pas beau.

Tu sais moi ce dont j'ai envie, au fond (ou ce dont j'avais envie avant que je me brule les ailes toutes ces fois) (ou ce dont j'aimerais tant avoir encore envie, ce que j'aimerais retrouver, ou conserver - si c'est encore là enfoui qqe part), c'est très naïf, c'est assez simple, ça doit être trop simple. J'ai encore envie d'un coup de coeur, un rayon de soleil, un croisement de regard qui isole autrui dans la foule, j'ai envie d'évidence, j'ai envie de confiance. Sauf que (... le mur, les plumes qui repoussent pas, la coquille, l'intuition en alerte constante, tout ça).

Je crains parfois que ça n'existe plus, la confiance. De ce que j'beserve chez autrui, je comprends qu'il ne faut plus dévoiler toutes ses cartes et son intériorité comme je l'ai fait jusqu'à maintenant. Il y a toujours un jour où ça se retourne contre toi, il ya toujours un jour où l'autre a besoin de te bouffer. Alors ne dormir que d'un oeil, être prêt à se sauver (dans tous les sens du terme) à chaque instant, y'a que le provisoire qui dure. Et cet état d'alerte permanente. Insupportable, sauf en oubliant un peu (mais est-ce qu'on peut vivre la vie autrement qu'en faisant la petite chèvre de Monsieur Seguin ?)

Au fond de moi j'ai encore envie de croire que peut-etre, mais je sais qu'il y a des morceaux de moi qui reculent et qui ferment les volets, je sais qu'autrui en face a ses méandres aussi et plus le temps passe et plus il est tard.

Je suis perdue un peu en ce moment, j'oscille, tu vois je suis encore sur ce fil,. J'ai oublié pendant qqes temps qu'on est sur le fil à chaque pas (j'ai cru quelques temps que je pouvais fermer les yeux dans de grands bras, j'ai cru que je pouvais lui donner un role qui n'était pas le sien mais qu'il voulait trop volontiers endoesser) mais j'y reviens toujours, enfin je reviens toujours à me souvenir qu'on est indéfiniment funambule et que les points de repère sont un kaléidoscope permanent.

Non ce soir je ne finirai pas sur une note positive ou d'espoir, ce soir je ne trouverai aucune clef à moi-même ni vers autrui, ce soir je n'ai que mon désarroi et quelques larmes à livrer, et m'en délester au moins un peu c'est déjà beaucoup.


Bande son : Saez - J'accuse
Humeur : des larmes, du désarroi, de l'impatience, une envie de rentrer dans ma coquille, une envie de tendre la main au dehors (pour prendre ou donner, peu importe je ne sais pas, mais vers le dehors, ce geste), envie de retourner là d'où on m'a chassée, envie de courir vers demain sans me retourner, envie de rester dans une torpeur confortable et envie de régler les problèmes, envie de contrôler et envie de débrancher, et tout ça en même temps et alternativement, jamais dans la même ordre.... Tu saisis ? Sans doute le process de deuil de plein de chses en même temps, un amour, puisun autre, une enfance, des moments de vie, des moments de deuil à chaque coin de rue, regarder en arrière et avancer en même temps, et tomber qqes pas plus loin... Voilà c'est un peu plus que mon humeur, disons que j'essaye de décrypter au delà de l'humeur ce que je n'arrive pas à élucider das ma note. C'est confus chez moi en ce moment

16.3.10 00:09


Poussin au pied du mur

J'y ai sans doute lu ce que j'avais envie d'y lire.

Ce qu'il s'est passé n'a sans doute été que le support de ma réflexion, son mode de transport éventuellement.

Je ne sais pas, au fond, ses motivations réelles, je ne sais pas s'il a dit la vérité ou s'il a voulu masquer autre chose ou s'il a voulu se jouer de moi (c'est lui qui parlait de jouer pour gagner), mais qu'elle qu'ait été la réalité de tout ceci, ou même s'il n'y a aucune réalité, moi ma perception en revient toujours au-même.

Alors, soit c'est que la réalité me renvoie nécessairement à ce résultat (parce qu'il découle objectivement de ce qui est), soit c'est que de toutes façons j'en suis arrivée à un point où cette évidence est venue en moi et imprègne chacune de mes perceptions ou interprétations toutes subjectives qu'elles soient.

Mais voilà, moi ce que j'ai discerné dans tout ceci, ça me conduit à ce nouveau mur. Je voudrais grandir. Et je ne sais pas comment faire.

C'est ce moment de conscience qui est arrivé cette semaine, au détour d'une relation de quelques jours, sans grande importance factuelle, mais qui semble-t-il sert de catalyseur. Voilà, c'est cela qui est arivé, cette chose que l'on m'a sans doute déjà dit ou cette chose que j'ai déjà pensée, mais aujourd'hui je la fais mienne.

Et finalement je me retrouve une fois de plus devant un mur.

Je voudrais grandir et il y a toutes ces coquilles dans lesquelles je me suis protègée, ces coquilles de poussin, dont je me suis constitué un besoin (peut-etre vital tant que je n'ai pas de moyen de substitution ?) parce que j'ai tellement peur, peur des autres, peur de l'inconnu, peur de ce que je peux rencontrer à tatons dans le noir quotidien, j'ai tellement peur que mon demain reproduise de qui m'a fait mal, j'ai tellement peur de cet abandon qui stigmatise mais jamais ne cicatrise totalement.

Ces coquilles qui me protègent et m'empechent de grandir.

Comment grandir au-delà de la peur, comment quand on aurait dû depuis longtemps avancer sur une autre mode qu'auto-protègée dans un schema d'enfant, quand on comprend que trop de choses sont bancales dans le systeme, et que mes protections me tirent vers le bas mais que sans elles je me perds...?

Comment grandir quand on l'a négligé depuis si longtemps (c'était tellement dangereux) ? Comment grandir quand on a mis le pied dans le monde des adultes trop tot et que mon enfance s'est figée en forme de bouclier ? Comment grandir quand on a si peu l'agressivité force de vie ? Comment grandir quand la dernière protection c'est cet univers (que j'ai créé avec mon unicite) et qui m'enveloppe ? Comment s'en passer quand on s'est structurée dans ce monde imagé et doux ? Comment admettre de se déstructurer pour n'avoir même pas la certitude de se restructurer (parce que des certitudes on n'en a tellement pas ici-bas, et ça aussi c'est une violence quotidienne) ?

Je pleure, car il y a ce mur, cette montagne, cette montagne de choses à accomplir, cette montagne de 'moi' dont je ne sais pas si je dois la surmonter ou la démonter.

J'ai eu du mal à pleurer ces derniers temps. Depuis la 2nde et dernière rupture avec J., je n'ai pas su pleurer, je ne sais pas si j'ai avalé mon chagrin ou si tout s'était évaporé lentement avant - je n'ai pas ressenti grand chose, quelque tristesse et les choses sont rentrées d'elles-même dans des cases, quelques fils de nostalgie qui dépassent. C'est l'arrêt de l'histoire-éclair avec D. qui a débloqué les choses, ma conscience et peut-etre mon émotion.

Alors ce soir j'arrive à pleurer. Je ne pleure pas pour les choses de la vie et leur cours, je pleure sur moi, je pleure car ja'i compris un truc, je l'ai compris par l'intérieur et même cela ça ne suffit pas.

Je pleure car je ne veux pas qu'il soit trop tard, je veux vivre ma vie pleinement, ma vie de femme de 35 ans, et pourtant j'ai tellement d'années à rattrapper, ces années passées à me relever du passé, et pourtant surtout le monde gris ne me séduit pas - et je vois tellement pas comment d'autres arrivent à séduire dans ce monde-là (mais sans doute car ils se sont construits différement, sur un autre mode, sans passer par le truchement de l'image, de la symbolique, de la coquille).

Ma coquille de poussin sur mes plumes jaunes et douces, c'est devenu un piège pour moi-même, moi qui ne devrais plus être ce poussin avide de protection.

Mais je ne sais pas comment on fait sans coquille et surtout je ne sais pas comment on enlève la coquille, ce monde dans lequel certains lisent du talent, littéraire ou photographique ou toute activité qui reflète mon regard sur le monde qui m'entoure, mon regard qui rend les choses douces et esthétiques, le monde que j'isole (dans des mots ou des imagesà tel que je voudrais qu'il soit pour ne plus blesser.

Je ne sais pas comment on retire ce qui nous constituait, ce personnage pétillant, tourbilllonant et coloré (ce lutin urbain, cette fée quotidienne - que sais-je encore) qui me sert de sésame dans le regard des gens, me sert d'outil à séduction, d'outil pour plaire, plaire pour déjouer les ennemis, être inoffensive comme un enfant, pour attendrir et ne surtout pas donner prise, rester dans mon cocon, cette coquille. Sauf qu'aujourd'hui ça ne séduit plus - plus de façon adéquate. Sauf que la sédution ce n'est pas tout, et sauf qu'il ne suffit plus de plaire pour avancer dans a vie.

Mais après avoir compris ça, je ne suis pas plus avancée, démunie au pied de ce mur.


Bande son : the dead Weather - Treat me like your mother
Humeur : ben les larmes ne coulent plus, ça m'a fait du bien - de pleurer, et d'écrire - même si je ne sais pas comment faire évoluer tout ça en moi

19.2.10 02:52


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